Fair-play financier : Manchester City définitivement blanchi par le Tribunal arbitral du sport

FOOTBALL La suspension de deux ans du club anglais pour les coupes d’Europe est définitivement annulée. Son amende pour manque de coopération est réduite de 30 à 10 millions d’euros

20 Minutes avec AFP

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Une partie de l’équipe de Manchester City à la fin d'un match de Premier League à domicile contre Norwich, le 26 juillet 2020.
Une partie de l’équipe de Manchester City à la fin d'un match de Premier League à domicile contre Norwich, le 26 juillet 2020. — Dave Thompson/AP/SIPA

Manchester City peut définitivement souffler et envisager ses prochaines saisons plus sereinement. Si le club a montré « le plus grand mépris » pour l’enquête de l’UEFA, il « n’a pas enfreint les règles » du fair-play financier (FPF), selon le jugement complet publié mardi par le Tribunal arbitral du sport (TAS). La suspension de deux ans du club anglais pour les coupes d’Europe est donc ainsi définitivement annulée.

Une longue enquête

Ce jugement explique en détail que l’UEFA, malgré une longue enquête, n’a pas réussi à prouver que City avait dissimulé des sources de financement par ses propriétaires en les faisant passer pour du sponsoring. Le TAS a aussi réduit de 30 à 10 millions d’euros l’amende décidée par l’instance suprême du football européen pour le manque de coopération du club avec les enquêteurs.

L’autre club de Manchester a changé de catégorie en 2008 quand il a été repris par Cheikh Mansour, un membre de la famille royale d’Abou Dhabi. Il a ensuite été accusé d’avoir gonflé la valeur des revenus de sponsoring provenant des sociétés Etisalat et Etihad Airways pour respecter les règles du FPF. L’enquête de l’UEFA avait été déclenchée par des révélations du magazine allemand Der Spiegel en 2018, se basant sur des e-mails internes au club anglais.

City peu coopératif

Le TAS regrette aussi, dans son jugement, que City ait attendu la dernière minute, et donc la procédure d’appel, pour verser au dossier des témoignages de dirigeants du club et une lettre de Cheikh Mansour n’ayant pas été produits lors de l’enquête initiale. Enfin, le TAS reconnaît que l’UEFA s’est trouvée face à un dilemme aggravé par le manque de temps disponible : attendre d’autres éléments de preuve de la part de City et/ou devoir prononcer une sanction avant le début de la campagne 2020/2021 des coupes européennes.

Neuf clubs de Premier League (Arsenal, Burnley, Chelsea, Leicester, Liverpool, Manchester United, Newcastle, Tottenham et Wolverhampton) avaient demandé à l’UEFA d’interdire à City de participer à la Ligue des champions si un jugement n’était pas prononcé avant le début de la saison 2020-21.