Fair-play financier : Finalement blanchi, Manchester City pourra participer à la prochaine Ligue des champions

FOOTBALL Le Tribunal arbitral du sport a tranché en faveur du club anglais, qui avait été suspendu de toutes compétitions européennes pendant deux ans

20 Minutes avec AFP

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Pep Guardiola et les Citizens seront en Europe la saison prochaine
Pep Guardiola et les Citizens seront en Europe la saison prochaine — Dave Thompson/AP/SIPA

Cette fois, ça sonne comme l'enterrement du fair-play financier. Manchester City, qui avait été suspendu pendant deux ans de toutes compétitions européennes pour infractions répétées au code financier de l'UEFA a finalement été blanchi par le Tribunal arbitral du sport. Les Citizens participeront donc à la Ligue des champions la saison prochaine. « Manchester City n'a pas déguisé ses contrats de sponsoring mais a échoué à coopérer avec l'UEFA », l'instance qui gère le football européen, explique le TAS dans sa décision.

« Manchester City se félicite que cette décision valide la position du club et les preuves présentées », explique un communiqué.  Le club, propriété des Emiratis et entraîné par Pep Guardiola, est donc seulement condamné à verser une amende de 10 millions d'euros à l'UEFA, au lieu des 30 M EUR initialement décidés en février par l'UEFA, qui accusait le club anglais d'avoir surévalué ses revenus publicitaires portant sur la période 2012-2016.

Pas de pertes financières majeures 

Les Anglais contestaient leur exclusion des Coupes d'Europe par l'UEFA pour non-respect du fair-play financier, une règle mise en oeuvre depuis 2011 par la confédération européenne du football pour limiter les déficits des clubs. La décision du TAS constitue donc un soulagement pour les Citizens car les pertes financières encourues par une absence de la scène européenne auraient largement dépassé les 100 M EUR par an et n'auraient pas été sans conséquences sur le train de vie du club anglais, d'autant que la Ligue des champions fait office de vitrine pour les propriétaires émiratis de City.

Des joueurs majeurs auraient ainsi pu être tentés de quitter le club pour participer à la C1, une menace qui n'est désormais plus d'actualité.

Cette décision pourrait peser lourd pour l'UEFA, qui jouait également gros, avec le risque que le principe du fair-play financier si cher à l'instance ne soit remis en question.

Autre « nouveau riche » dans le viseur de l'UEFA, le PSG détenu par un fonds d'investissement qatari, avait remporté l'an passé sa bataille judiciaire, le TAS validant l'appel du PSG.