Lors de la Coupe du monde 2023 en France, l'Afrique du Sud défendra son titre conquis quatre ans plus tôt au Japon.
Lors de la Coupe du monde 2023 en France, l'Afrique du Sud défendra son titre conquis quatre ans plus tôt au Japon. — Mark Baker / AP / Sipa

RUGBY

Coronavirus dans le rugby : La Coupe du monde 2023 en France assurée contre les pandémies avant même la crise du Covid-19

Nicolas Stival

Directeur général du comité d’organisation de la Coupe du monde 2023 en France, Claude Atcher indique que la compétition était assurée contre une éventuelle annulation liée à une pandémie dès l’an dernier

  • La Coupe du monde de rugby en France est programmée du 8 septembre au 21 octobre 2023. 
  • Le directeur général du comité d'organisation Claude Atcher a indiqué ce vendredi qu'en cas d'annulation liée à une épidémie, l'événement était assuré.
  • Ces dispositions ont été prises dès l'an dernier, avant la crise du coronavirus, dans le cadre d'«une gestion de père de famille».

Plus de quatre milliards d’euros de retombées économiques, 46.000 emplois créés ou conservés… La réussite de la Coupe du monde 2019 au Japon, révélée cette semaine par une étude de World Rugby, donne forcément des idées aux promoteurs du prochain Mondial en France, prévu du 8 septembre au 21 octobre 2023. A commencer par Claude Atcher, le directeur général du comité d’organisation.

Encore faut-il que l’événement puisse avoir lieu, comme pourraient objecter d’autres Nippons, en charge des Jeux olympiques 2020 (ou 2021?) de Tokyo. « Nous sommes le seul événement sportif depuis l’an dernier à avoir contracté une assurance annulation qui inclut les conséquences liées aux épidémies et pandémies », a voulu rassurer Claude Atcher, ce vendredi lors d’une visioconférence de presse.

Une assurance aussi contre les risques climatiques

Selon ce dernier, quand France 2023 a lancé un appel d’offres auprès des assurances, en avril 2019, les primes d’annulation étaient à un prix bas, « car il n’y avait pas eu de risques avérés sur des événements sportifs depuis des années ». Lorsque le contrat a été signé en août 2019, celui-ci comprenait bien une garantie contre les événements climatiques, mais pas contre d’éventuelles pandémies, une menace encore virtuelle à l’époque.

« C’est une gestion de père de famille, je n’aime pas trop prendre de risques sur ce sujet », a réagi Claude Atcher. « On a fait le choix de rajouter ce volet car j’ai connu la crise du Sras il y a quelques années, dans le cadre du Tournoi des VI Nations ». Cette épidémie remonte à 2003, et n’avait toutefois entraîné le report d’aucun match du Tournoi, à la différence de la fièvre aphteuse en 2001 et, bien sûr, du coronavirus cette année, qui a carrément paralysé le sport mondial.

Quant au climat, il y a moins de risques d’ouragans automnaux en France qu’au Japon, comme le fameux typhon Hagibis qui avait entraîné l’annulation de trois rencontres de poule, dont France - Angleterre l'an dernier. Et de toute manière, « les stades sont interchangeables en France », en cas de souci météorologique, a assuré Claude Atcher.

Pour en revenir au sportif, le tirage au sort des poules du prochain Mondial aura lieu le 30 novembre prochain. Les neuf villes hôtes connaîtront le calendrier des matchs qu’elles accueilleront le 15 janvier prochain.