Pro D2 : Écarté de la reprise du club de Béziers, Christophe Dominici assure qu’il ira « jusqu’au bout »

RUGBY L’ancien international dit avoir subi « une offense »

N.B. avec AFP

— 

Christophe Dominici (illustration)
Christophe Dominici (illustration) — ISA HARSIN/SIPA

Christophe Dominici, dont le projet de reprise du club de rugby de Béziers (Hérault) a été écarté, a clamé sa frustration et son agacement mardi soir, après l'annonce de l'arrivée de René Bouscatel, ancien président du Stade toulousain, à la tête de l’un des clubs légendaires du rugby français.

« On subit une injustice, une offense, a déploré l’ancien international, au stade Raoul-Barrière, devant la statue de l’ancien pilier de l’ASBH et de l’équipe de France Armand Vaquerin. Et pas seulement nous. Tout était validé. On a signé un accord de confidentialité, le 2 juin. Je suis sur ce projet depuis deux mois et demi, jour et nuit. Je voulais monter une grande équipe, avec des acteurs nationaux et internationaux. On avait envie de faire de ce club le plus grand d’Europe. »

Des dettes estimées autour de 5 millions d’euros

Quelques heures plus tôt, un communiqué laconique de l’ASBH, le club de rugby de Béziers, avait mis fin à ses espoirs : « Les présidents Pierre-Olivier Valaize, Cédric Bistué et la majorité des actionnaires viennent donc d’accepter un vrai projet, biterrois, concret et réaliste porté par Louis-Pierre Angelotti [le principal actionnaire] qui a fait appel à René Bouscatel dont l’expérience et l’expertise ne peuvent être contestées. »

Cette annonce a donc mis un terme aux ambitions de Christophe Dominici qui avait, avec des investisseurs des Émirats Arabes Unis, porté un projet de rachat du club. L’ancien ailier international du Stade français et de Toulon et ses partenaires financiers étaient prêts à investir dans le club en proie à des difficultés financières, avec des dettes estimées autour de cinq millions d’euros.

Michalak et Fall étaient dans l’aventure

« Je veux rétablir la vérité dans cette histoire où nous avons été traités comme des moins que rien. Nous avons appris la fin des discussions par l’AFP. C’est un manque évident de respect et d’élégance, s’est agacé Christophe Dominici. Pourtant, on n’avait rien demandé. C’est monsieur Ménard [maire de Béziers] qui a rencontré nos amis car le club est dans une santé financière catastrophique, voire dramatique. »

Pour bâtir son projet, Christophe Dominici affirme qu’il avait convaincu plusieurs acteurs majeurs du rugby, dont son ancien coéquipier en bleu Frédéric Michalak, promis à un poste de directeur sportif, les entraîneurs argentins Rodrigo Roncero et Juan Martin Hernandez ou encore certains joueurs comme Benjamin Fall, libre depuis la fin de son contrat avec Montpellier, ou l’ancienne star des All Blacks Ma’a Nonu. Selon les informations de l’AFP, l’ancien international Maxime Mermoz avait également été en contact avec l’ancien bleu pour rejoindre l’ASBH.

Mais Christophe Dominici ne compte pas s’en tenir là. « Je demande aux institutions de la région, monsieur Ménard, maire de Béziers, Carole Delga, présidente de la région Occitanie, Kléber Mesquida, président du département… d’auditer la SASP Béziers. Il existe un devoir de transparence auprès de vous. » Il a également mis en cause « la validité de la DNACG » [Direction nationale d’aide et de contrôle de gestion] et le président de la Ligue Paul Goze mais a promis d’aller « jusqu’au bout ». « J’espère que l’on gagnera ensemble », a conclu Christophe Dominici.