Coronavirus: La NBA se donne rendez-vous le 31 juillet chez Disney avec un règlement sur-mesure

BASKET La Ligue met en place une sorte de grand tournoi final, avec 22 équipes que sont les huit premiers actuels de chaque conférence plus les six clubs se trouvant à six victoires ou moins de la 8e place

N.C. avec AFP

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La NBA va achever sa saison 2019-2020 l'immense site ESPN Wide World of Sports Complex de Disney, à Orlando.
La NBA va achever sa saison 2019-2020 l'immense site ESPN Wide World of Sports Complex de Disney, à Orlando. — Orlando Sentinel/TNS/Sipa USA/SIPA

Après un temps mort de quatre mois et demi dû au coronavirus, le jeu va reprendre en NBA, dès le 31 juillet à Disney World (Floride), où sera couronné un champion parmi les 22 équipes concernées par une fin de saison à huis clos inédite.

L’annonce, faite jeudi par la ligue nord-américaine, était attendue par tous les fans de basket. Encore fallait-il pour cela que le plan de reprise de la saison soit approuvé par au moins les trois quarts des 30 propriétaires de franchises. Au bout du compte, 29 ont donné leur feu vert. Seul Portland, pourtant concerné par cette reprise, a voté contre.

Début de la saison suivante en décembre

« C’est une première étape de franchie parmi tant d’autres nécessaires pour reprendre le championnat », a dit le commissaire Adam Silver. Après avoir été le premier a suspendre la saison de sa ligue, suivi par ses homologues des autres sports, il est le premier à annoncer son retour, avec date, lieu et format précis.

La prochaine étape devrait être une formalité vendredi, le syndicat des joueurs (NBPA) devant à son tour suivre le mouvement, même si sa directrice générale Michelle Roberts s’est dite surprise de la date fixée au 1er décembre pour débuter la saison suivante.

En attendant, le 31 juillet doit marquer le retour au jeu quatre mois et demi après le test positif au Covid-19 du Français Rudy Gobert​ (Utah Jazz). Son épilogue est prévu le 12 octobre au plus tard si les finales se jouent en sept matchs. Toutes les rencontres se dérouleront à Disney World à Orlando, plus exactement sur l’immense site « ESPN Wide World of Sports Complex », qui dispose de trois salles, ainsi que d’hôtels capables d’accueillir les délégations (limitées à 35 personnes).

Les coachs les plus âgés privés de banc ?

Les protocoles de sécurité face au coronavirus promettent d’être stricts, entre prises de température, ports de masques, distanciation sociale, et surtout tests effectués quotidiennement. « Nous espérons pouvoir terminer la saison de manière sûre et responsable », a insisté Adam Silver, également soucieux d’assurer la sécurité des entraîneurs vétérans, tels Gregg Popovich (71 ans/San Antonio) ou Mike D’Antoni (69 ans/Houston). « Certains pourraient ne pas se retrouver sur le banc », a-t-il suggéré.

Côté sportif, les 22 équipes concernées sont les huit premiers de chaque conférence au soir du 11 mars : Milwaukee, Toronto, Boston, Miami, Indiana, Philadelphie, Brooklyn, Orlando à l’Est ; Lakers, Clippers, Denver, Utah, Oklahoma City, Houston, Dallas, Memphis à l’Ouest. Ainsi que les six clubs se trouvant à six victoires ou moins de la 8e place dans chaque conférence : La Nouvelle-Orléans, Phoenix, Portland, Sacramento, San Antonio à l’Ouest, et uniquement Washington à l’Est.

Un réglement sur-mesure

Chacune jouera d’abord huit matchs de la saison régulière. Après quoi, le tableau des play-offs sera presque connu, puisque les sept premiers de chaque conférence seront directement qualifiés. Le 8e et dernier sésame fera, à l’Est comme à l’Ouest, l’objet d’un éventuel barrage.

Deux scénarios seront possibles. Si le 9e est à plus de 4 matchs derrière le 8e, ce dernier est directement qualifié pour les play-offs, sans jouer de barrage. Si le 9e est à 4 matchs ou moins derrière le 8e, les deux s’affrontent en barrage. Le 8e doit gagner une fois pour se qualifier, le 9e doit gagner deux fois.

Ce plan exclut les huit plus mal classés du championnat, toutes conférences confondues, et marque donc la fin de saison pour Charlotte, Chicago, New York, Détroit, Atlanta, Cleveland, Minnesota et Golden State. « Bien que nous soyons déçus que la saison soit terminée et que nous aurions préféré continuer à jouer, nous comprenons la recommandation et la décision de la ligue », ont déclaré les Cleveland Cavaliers.

Enfin, si la NBA s’apprête à rebondir dans le monde merveilleux de Disney, celui, bien réel, dans lequel se trouvent actuellement les joueurs oscille entre les incertitudes et inquiétudes liées au coronavirus, et la colère et l’indignation accumulées depuis dix jours depuis la mort de George Floyd après une arrestation.

« Nous reconnaissons que notre société est ébranlée par les récentes tragédies de violence raciale et d’injustice. Nous continuerons de travailler avec nos équipes et nos joueurs pour utiliser nos ressources et notre influence pour résoudre ces problèmes de manière très concrète », a promis Adam Silver.

La possibilité que certains joueurs posent un genou à terre en Floride existe. Cela ne manquerait pas de faire parler, mais témoignerait aussi de la vitalité de la NBA, déterminée à éviter une annus horribilis, entre crise diplomatique avec la Chine, mort tragique de Kobe Bryant et pandémie de coronavirus toujours présente, sur laquelle les dunks n’attendent qu’à être claqués.