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Les salles de sport s’attendent à être prises d’assaut à leur réouverture

Déconfinement : « J’ai hâte de retourner transpirer pour de bon ! » Les salles de sport bientôt prises d’assaut

FITNESSLes salles de sport vont rouvrir mardi 2 juin, sauf en Ile-de-France. Les responsables des salles s’attendent à avoir beaucoup de clients. Ils s’organisent pour respecter les consignes de sécurité sanitaire
Jean Saint-Marc

Jean Saint-Marc

Mardi, Malik « sera l’une des premières personnes dans la fille d’attente devant [sa] salle de sport. » Après deux mois de confinement, ce Marseillais ne tient plus en place. Et il craint de se faire refouler à l’entrée : sa salle de sport a annoncé sur les réseaux sociaux qu’elle limiterait les entrées pour respecter les règles de distanciation physique.

Les salles de sport vont rouvrir le 2 juin, sauf en Ile de France, Mayotte et en Guyane. Même dans les régions « vertes », elles doivent s’organiser pour respecter les mesures de sécurité. Thomas Monnier, directeur général de Keep Cool, explique que la profession a édicté une série de recommandations :

« Il faudra laisser 5 mètres carrés à chaque adhérent, fournir du gel hydroalcoolique pour les mains, des fioles de bactéricide et de virucide pour nettoyer les machines et les points de contact. Les masques seront recommandés à l’entrée et dans les vestiaires mais pas sur les machines. » »

Le réseau s’attend à de fortes affluences la semaine prochaine pour la reprise. Keep Cool a mené une enquête auprès de ses abonnés : « 75 % disent être motivés à revenir dès la première semaine, énonce Thomas Monnier. Les gens sont en manque. Malgré les cours sur YouTube, ils veulent revenir dans les salles ! »

« J’ai besoin de me dépenser le soir »

Le réseau concurrent Fitness Park établit les mêmes conclusions : un adhérent sur deux aurait souhaité retrouver sa salle de fitness dès le 11 mai et 94 % des répondants estimaient que la réouverture des salles est « essentielle à leur bien-être et à leur santé. »

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A Libourne, Baptiste « attendait avec impatience la réouverture. » « Ça me manque », lance ce consultant, qui « passe sa journée assis derrière un bureau » : « J’ai besoin de me dépenser le soir. Je le fais pour me défouler, pour des raisons esthétiques aussi et pour des raisons de santé. » Les footings, autorisés pendant le confinement, n’ont pas été satisfaisants : il s’est rapidement blessé.

Hélène, sportive marseillaise, n’a pas pu courir pendant les deux derniers mois : « A Marseille, je ne me sens pas à l’aise pour faire du jogging, entre les mini-trottoirs, la circulation et parce qu’en tant que nana tu te fais vite emmerder. » Elle a donc « vraiment hâte de retourner à la salle transpirer pour de bon. » « Je ne fais pas de jogging à Marseille, car cela signifie bouffer des particules fines, embraye William. Donc le 2 juin, je serai dans ma salle ! » Il ne sera pas tout seul…