Lyon Asvel-Orenbourg : Marine Johannès « n’est plus un joker mais devient une joueuse d’impact »

BASKET Renforcées cette saison par l'arrière star des Bleues, les joueuses de l'Asvel accueillent le club russe ce mercredi pour leur premier quart de finale d’Euroligue

Manuel Pavard
Marine Johannès ici lors de la large victoire face aux Italiennes de Schio (85-48), le 16 janvier dernier, en Euroligue.
Marine Johannès ici lors de la large victoire face aux Italiennes de Schio (85-48), le 16 janvier dernier, en Euroligue. — Claire Porcher - Infinity Nine Media
  • Les joueuses de Lyon Asvel reçoivent les Russes d’Orenbourg, ce mercredi, à l’occasion du premier quart de finale d’Euroligue de leur histoire.
  • Lors de ce match aller, on scrutera particulièrement la performance de la pépite de l’équipe de France, Marine Johannès, venue renforcer les Lionnes cette saison.
  • L’arrière s’est aujourd’hui pleinement intégrée à sa nouvelle équipe et offre un basket de plus en plus complet.

En début de saison, le président Tony Parker avait annoncé la couleur, dévoilant des objectifs très élevés pour les joueuses de Lyon Asvel : « Il faut défendre notre titre de championnes de France et essayer d’attraper le Final Four en Euroligue. » Un pari qui pouvait sembler très ambitieux, voire audacieux, de la part de l’ancien meneur de jeu des Spurs. Mais cinq mois après, ces prédictions paraissent de plus en plus crédibles. Les Lionnes caracolent en effet en tête du championnat, à six journées de la fin de la saison régulière, et ne sont surtout plus qu’à une marche du Final Four.


Ce mercredi soir, les basketteuses de l’Asvel recevront ainsi les Russes d’Orenbourg dans leur antre de Mado-Bonnet, en quart de finale aller d’Euroligue. Une soirée à marquer d’une pierre blanche pour le club lyonnais, qui intègre pour la première fois de son histoire le top 8 européen. « C’est historique pour le club », savoure l’intérieure Marième Badiane. Pour en arriver là, les Lionnes se sont appuyées sur un joli cocktail entre les premières recrues de l’ère « TP » (comme Marième Badiane, Julie Allemand ou Paoline Salagnac) et les renforts XXL de cette saison, Héléna Ciak et surtout Marine Johannès.

Surnommé « Curry à la française », Johannès a même séduit les Américains

La jeune star des Bleues (25 ans), élue meilleure arrière de l’Euroligue 2018-2019 avec Bourges et considérée comme LA pépite du basket français, s’est engagée pour trois saisons avec l’Asvel. Un atout de choix pour les Lionnes, qui ont ainsi mis la main sur une joueuse réputée pour son talent brut et sa créativité. Surnommée « Curry à la française », Marine Johannès a même séduit la franchise du New York Liberty, qu’elle retrouvera cet été pour une deuxième saison consécutive en WNBA.


L’arrière a certes connu quelques moments de flottement au début de son aventure dans le Rhône. Mais cette période appartient désormais au passé, à en croire sa coach, Valéry Demory. « Depuis un mois, un mois et demi, Marine est en train d’évoluer dans le sens que je veux, se félicite-t-il. Elle n’est plus un joker mais devient une joueuse d’impact qui est maintenant capable d’attaquer le cercle, shooter à 3 points, passer, défendre, et surtout de ne plus perdre des ballons bêtement quand ce n’est pas le moment. »

« Il suffit qu’on se regarde pour qu’on se comprenne »

Que ce soit lors de la mémorable victoire face à Fenerbahce (78-65), le 26 février, pour le dernier match de la phase de poules, ou lors de la « remontada » contre Tarbes (71-65), le week-end dernier, en championnat, Marine Johannès a ainsi pris les choses en main, signant à chaque fois de belles lignes de stats – avec notamment 13 points dans chacun des deux matchs.


Des performances que Valéry Demory explique en partie par la relation de confiance nouée avec sa joueuse. « On a bien discuté tous les deux, je lui ai bien fait comprendre ce que je voulais et depuis un moment entre elle et moi, il suffit qu’on se regarde pour qu’on se comprenne », souligne l’entraîneur lyonnais. Si Marine Johannès et ses coéquipières continuent sur cette lancée, tous les espoirs semblent en tout cas permis pour les Lionnes.


 

Une jauge limitée à 1.000 places à cause du coronavirus

Alors que le match décisif contre Fenerbahçe s’était disputé à l’Astroballe (5.500 places), la salle emblématique de l’Asvel à Villeurbanne, le quart de finale aller des Lionnes face à Orenbourg se tiendra à la salle Mado-Bonnet de Lyon, dont la capacité n’excède pas la jauge maximale de 1.000 spectateurs autorisée par le gouvernement, en raison de l’épidémie de coronavirus. Il restait encore quelques places disponibles, mardi soir, sur la billetterie en ligne du club : ldlcasvelfeminin.com/billetterie/. Coup d’envoi ce mercredi à 20h.