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William Gallas: «Arrêter le match en cas de sifflets, ce serait n'importe quoi...»

William Gallas: «Arrêter le match en cas de sifflets, ce serait n'importe quoi...»

FOOTInquiétudes autour de France-Uruguay...
PK avec agence

PK avec agence

Que se passerait-il en cas de sifflets lors de la Marseillaise avant le coup d’envoi de France-Uruguay?

Depuis quelques jours, la La question agite tout le monde. Même les Bleus réunis à Clairefontaine. William Gallas est ainsi contre l'arrêt du match, une solution qui avait été préconisée par le gouvernement après France-Tunisie: «Je pense que le match aura lieu. S’ils arrêtent le match, ce sera vraiment n’importe quoi, vient de déclarer à Clairefontaine le défenseur des Bleus. Je trouve que c'est dommage de siffler. C'est un gros problème qu'il faut résoudre. Mais ce probleme n'est pas forcement lié qu'au match. Les sifflets touchent toute la France. C'est aux politiques d'être honnêtes à avec eux-mêmes pour qu'il n'y ait pas ce probleme-là.»

«Les matchs doivent se jouer, on ne peut pas s’'arreter aux sifflets. Ce serait donner raison aux gens qui agissent de cette façon», a de son côté déclaré Mickaël Sylvestre.


Quelques heures plus tôt, le secrétariat d’Etat aux Sports a fait savoir que cette fois, Bernard Laporte quitterait le stade en cas de sifflets. «Evidemment, il y a une gradation entre trois provocateurs qui sifflent dans une tribune et la situation de France-Tunisie», explique l'entourage du ministre.

«Le ministère de l’Intérieur responsable»

Une question au cœur de la première réunion de la commission Rocheteau chargée d'améliorer le civisme dans les stades de football, installée mardi matin.

Selon «Le Parisien», en cas de sifflets, le volume de la sono pourrait être monté pour couvrir les impétrants. L’évacuation du stade serait aussi prévue. Une éventualité qui ne ravit pas du tout l’entourage du ministre. «Ce serait une décision collective, des autorités sportives et publiques mais dans ce genre de manifestations c'est en dernier recours le ministère de l'Intérieur qui est responsable de la sécurité.»

LLorganisation de ce match a en tout cas été précédée de plusieurs réunions entre les représentants de l'Etat et de la Fédération française de football (FFF). «Ce match (France-Uruguay) paraît anodin mais comme il y a eu des précédents et que gouverner c'est prévoir, il faut parer à toute éventualité. On a travaillé avec les pouvoirs publics, tout le monde travaille dans le même sens, et tout a été envisagé», a souligné Jean-Pierre Escalettes, le président de la FFF.

Et vous que feriez-vous si la Marseillaise était sifflée?