FC Nantes-PSG : Mais comment les Parisiens ont réussi à avoir la trouille à la Beaujoire

FOOTBALL Le PSG s'est imposé (1-2) à Nantes, mardi soir, en tremblant dans les vingt dernières minutes

David Phelippeau

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Après le but de l'angoisse marqué par le Nantais Moses Simon...
Après le but de l'angoisse marqué par le Nantais Moses Simon... — LOIC VENANCE / AFP
  • Le PSG, qui menait 2-0 à une vingtaine de minutes de la fin du match, a trouvé le moyen de se faire quelques frayeurs à Nantes mardi soir.
  • Presnel Kimpembe, qui a raté un geste osé dans le rond central, est à l’origine de la réduction de l’écart des Nantais.

On aurait beaucoup aimé échanger avec Kimpembe sur son geste osé de la 68e. Celui qui a permis à Nantes de revenir dans un match jusque-là maîtrisé par Paris. Malheureusement, le défenseur parisien a filé dans le car sans piper mot avec sa petite trousse sous le bras. Le PSG, leader avec 15 points d’avance sur l’OM, s’est encore imposé (1-2), mardi soir, à Nantes. Une victoire oui, mais en tremblant dans les vingt dernières minutes.

La faute à une talonnade dans le rond central tentée et manquée par Kimpembe consécutif à une passe en retrait de Verratti. La suite ? C’est un rush du Nantais Simon qui du plat du pied a trompé Navas puis c’est un PSG qui a la tremblote jusque dans les derniers instants et qui doit la sauvegarde de ses trois points soit à un Navas, impeccable, soit à la maladresse des Nantais. « On retiendra une très bonne première mi-temps, estime le défenseur Thomas Meunier, un des rares parisiens à avoir fait un stop en zone mixte. Très pro, très impliquée. Puis, une deuxième où tout simplement on a enchaîné les erreurs et Nantes en a profité à moitié car ils auraient franchement pu revenir au score. » Emond deux fois et Simon ont manqué de promptitude ou sont tombés sur un très bon Navas.

« Pas de nature à nous inquiéter… », selon Meunier

« Nos lacunes doivent être gommées, poursuit le Belge. On savait que ça n’allait pas être facile. Jouer à Nantes chaque année, c’est compliqué. On retiendra les trois points. » Et c’est effectivement à peu près tout… Pas de quoi s’inquiéter néanmoins à entendre les Parisiens. Ecoutez Tuchel un peu : « J’ai beaucoup aimé ce match. C’est pour moi une performance excellente, je suis très heureux de la manière dont on a joué les 70 premières minutes. On a contrôlé le match, on a joué très agressif, on a récupéré les ballons très haut, on a fait un bon match avec une qualité extraordinaire. » Les vingt dernières minutes laissent pourtant un sentiment mitigé voire négatif sur le match du PSG. « Mais, ce n’est pas de nature à nous inquiéter les vingt dernières minutes, lâche Meunier. On a la chance du champion, enfin, je l’espère. Nantes a été bon en deuxième mi-temps car on a été faibles. »

Kimpembe, quelle suffisance !

Comme Kimpembe (on y revient) sur la réduction de l’écart, qui a fait preuve d’une immense suffisance. « Ce n’était pas de l’inattention, peut-être un peu trop de confiance », a jugé Thomas Tuchel au micro de Canal+ en épargnant son joueur.

A quinze jours du huitième de finale de la Ligue des champions à Dortmund et quelques jours de la réception de Lyon (dimanche à 21 h), c’est peut-être une bonne piqûre de rappel pour le PSG cette fin de match hasardeuse. « C’est important de garder les pieds sur terre, on ne peut pas marquer cinq buts à chaque match ou faire en sorte que l’adversaire prenne un carton rouge puis de dominer simplement, conclut Thomas Meunier. Il y a des matchs qu’on devra gagner dans la difficulté en Ligue des champions ou Lyon dimanche… »