Coupe de France : « Ce n’est pas élégant ! » L’OM n’a pas laissé sa part de recette aux amateurs de Trélissac (et s'en explique)

UN SOU EST UN SOU L’OM n’a pas accepté de céder sa part de la recette après le 32e de finale de Coupe de France remporté – difficilement – par Marseille

Jean Saint-Marc

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Trélissac (N2) a été éliminé par l'OM en 32e de finale de Coupe de France, ce dimanche 5 janvier 2020.
Trélissac (N2) a été éliminé par l'OM en 32e de finale de Coupe de France, ce dimanche 5 janvier 2020. — AFP

De notre envoyé spécial à Limoges,

Une pelouse cabossée, un arbitrage hésitant, un scénario cruel pour le « petit » : autant de traditions de la Coupe de France qui ont été respectées, ce dimanche, lors de Trélissac-OM. Mais une coutume, et pas de la moindre importance, a été négligée :  l'OM n’a pas laissé sa part de recette au club amateur, selon le président trélissacois.

Fabrice Faure, dont l’équipe s’est inclinée aux tirs au but (1-1), assure à 20 Minutes que les dirigeants olympiens « ont dit qu’ils prenaient leur part au moment de la signature de la feuille de recette ». Selon son témoignage, le directeur général de l’OM Laurent Colette a annoncé cette décision après un échange téléphonique avec le président Jacques-Henri Eyraud.

C’est la première fois que je vois ça, poursuit Fabrice Faure. En 2010 et 2014, après nos matchs contre l’OM, il n’y avait eu aucun problème : Jean-Claude Dassier et Vincent Labrune laissaient leur part, après avoir déduit des frais logistiques. Quand on a reçu Clermont en 2015 et Lille en 2016, ils avaient même laissé la totalité ! Eyraud a le droit de prendre sa part, mais je trouve que ce n’est pas très délicat, pas élégant. Les comptes du TFC sont en bonne santé, mais on avait des projets, notamment celui d’acheter un minibus… J’espère qu’Eyraud va revenir sur sa décision. »

Une version confirmée sans cligner des narines par l’OM en off, selon l’argument suivant : « Notre politique est de laisser notre part de recette quand on dispute un match dans un stade vraiment champêtre ». Selon la même source, les 13.000 places du stade Beaublanc auraient permis de générer environ 400.000 euros de recette (avant déduction des frais), alors que le déplacement a coûté environ 70.000 euros au club olympien. Les critiques du président de Trélissac agacent l’état-major marseillais, qui estime figurer « parmi les deux ou trois clubs français qui financent le plus le foot amateur avec les partenariats Next Generations ».