Mondiaux d’athlétisme au Qatar : La fédération n'a « aucune information » sur une annulation du 50 km marche de Diniz à cause de la chaleur

QATAR Les fortes chaleurs ressenties à Doha à deux jours du début de la compétition pourraient influer sur le déroulement des épreuves d’endurance

J.L.

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Yohann Diniz avait remporté le titre sur le 50km à Londres.
Yohann Diniz avait remporté le titre sur le 50km à Londres. — Seb Wells/Pixathlon/SIPA

Comme prévu, riche idée que d’avoir accordé au Qatar l’organisation des championnats du monde d’athlétisme. Présent aux côtés des athlètes depuis le début de semaine, le DTN tricolore Patrice Gergès fait un petit point Alain Gillot-Pétré pour 20 Minutes : « On est arrivés sur place le lendemain de la soirée la plus chaude de l’année. A 23h, il faisait encore 37 degrés en température ressentie. Donc oui, on peut parler de conditions très dures ».

Au point de devoir déjà dire aux marathoniennes et aux forçats du 50 km marche comme Diniz, le champion du monde en titre, que c’était bien sympa d’avoir trimé des mois pour se préparer, mais que finalement, leurs épreuves allaient êtres annulées ? C’est l’information relayée mardi par nos confrères de France Télévisons, laquelle n’a pas été confirmée par Patrice Gergès : « Pour l’instant, on n’a eu aucune communication de ce genre de la part des organisateurs. Ils annoncent une baisse des températures en dessous des 30 degrés pour la fin de semaine, on va voir ».

« Apprendre des athlètes qui vont courir dans la chaleur »

Si les Qataris ont en théorie réglé les problèmes de chaleur à l’intérieur du Khalifa Stadium (« Cela reste à voir, les athlètes ne pourront pas s’entraîner sur place avant mercredi pour constater par eux-mêmes », nuance Gergès), personne n’a encore trouvé le moyen de climatiser l’ensemble d’un parcours de 50 km en extérieur, même en flinguant ce qui reste de ressources énergétiques dans la région.

Pas faute de l’avoir vu venir ? Tout à fait, et même avec joie, si l’on se réfère à la dernière interview du président de la Fédération internationale Sébastian Coe, dans Marca. « Je me rappelle du Mondial de Séville en 1999, il faisait 40 degrés. Le climat est en train de changer, et on va apprendre beaucoup des athlètes qui vont courir les épreuves sur route. Nous allons mener une enquête médicale sur la façon d’appréhender les grandes chaleurs, ce que nous ne pourrons pas faire avec les athlètes qui vont concourir dans un stade climatisé. De cette façon, nous pourrons travailler en vue des JO de Tokyo, où le climat sera aussi un grand défi ».

Car oui, la plaisanterie n’est pas finie, comme le regrette Diniz auprès de nos confrères de France TV : « L’année prochaine à Tokyo, ça sera la même chose. On avance les horaires de départ pour les JO. On passe d’un départ de 7h30 à 5h30 du matin. Ça fait deux années de suite qu’il fait très chaud à Tokyo en août. Il va falloir encore avancer l’heure peut-être avec les Test Events qui ont lieu récemment, dont le triathlon, où il y a eu des malaises. Ce sont des choses sur le calendrier qui sont incompréhensibles ». Tout est dit.