FC Nantes : « Je ne vais pas parler de Rennes… », Gourcuff élude son passé rennais

FOOTBALL Le derby breton FCN-SRFC aura lieu, mercredi soir, à 19h, à la Beaujoire. Le coach des Canaris a été licencié à deux reprises du club rennais

David Phelippeau

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Christian Gourcuff.
Christian Gourcuff. — DAMIEN MEYER / AFP
  • Le derby breton entre Nantes et Rennes aura lieu, mercredi soir, à 19h, à la Beaujoire.
  • Ce lundi, en conférence de presse, l’entraîneur des Canaris Christian Gourcuff n’a pas souhaité s’éterniser sur son passé rennais.
  • Il a été licencié deux fois (en 2002 et 2017) de Rennes.

Il a sans doute voulu éviter la petite phrase de trop. Celle qui crée la polémique avant le derby breton de mercredi. Ce lundi, à deux jours de Nantes-Rennes, Christian Gourcuff, l’entraîneur nantais, ne s’est pas éternisé sur l’adversaire, et surtout sur la saveur que ce match avait pour lui. « C’est un derby, on sait ce que ça représente pour le club et les supporters, et c’est match après une défaite qui a été difficile à digérer pour nous », a d’abord commenté celui qui a été limogé deux fois (2002 et 2017) du Stade Rennais.

Relance d’un confrère sur un éventuel goût de revanche pour lui. « Quelle revanche ? C’est un match de foot. Je suis entraîneur du FC Nantes et je fais tout pour que ça se passe du mieux possible ici. On est dans le sport, donc je parlerai que de sport. » Nouvelle question sur le SRFC et notamment Julien Stéphan, son entraîneur actuel. « Je ne vais pas parler de Rennes, je parle du FC Nantes si vous voulez… », lance, avec une certaine fermeté, le technicien nantais.

Déjà un message de Gourcuff au SRFC la semaine dernière en conf' ?

En réalité, Christian Gourcuff​ n’a toujours pas digéré d’avoir été remercié à deux reprises, à quinze ans d’écart. La semaine dernière, il avait vanté la « sérénité » au FC Nantes. Un confrère avait tout de suite fait la comparaison avec le contexte rennais qu’il avait connu en 2002 puis 2015. « Moi, je trouve une sérénité ici qui m’étonne, avait développé Gourcuff. Dans les rapports entre les gens notamment. Vous me connaissez un peu, dans les conférences de presse, je suis plus détendu que je pouvais l’être il y a un certain temps. Quand en interne, on est bien et qu’il n’y a pas de problèmes, c’est très appréciable. »

« C’est pire qu’un regret, c’est la haine ! »

En avril 2018, le Breton s’était longuement confié au Télégramme sur son éviction du Stade Rennais quelques mois plus tôt. « Le problème, c’est que le pouvoir, ce n’est pas le président, c’est le propriétaire du club, avait expliqué Gourcuff. Et sur ce plan, je me suis trompé : le propriétaire ce n’est pas François Pinault, c’est la holding, dont le président est le fils Pinault. Le problème, c’est le fils ! Je me suis fait virer par la holding et des mecs que je ne connaissais pas. Le football n’échappe pas aux logiques d’une certaine économie, où des mecs débarquent un jour, font ton chèque sans état d’âme et tu pars. C’est d’une violence ! »

Avant d’ajouter, toujours très amer à propos de son licenciement : « C’est pire qu’un regret, c’est la haine ! Qu’on puisse faire ça… »