Toulouse : Les ultras du TFC soupçonnés d’usage de fumigènes interdits de stade pendant six mois, jusqu’à leur procès

SUPPORTERS Trois membres des Indians Tolosa placés en garde à vue mardi dans une affaire de fumigènes seront jugés le 5 mars 2020. Un quatrième supporter du TFC, mineur, fait l’objet d’une procédure distincte

Nicolas Stival

— 

Les Indians Tolosa, groupe de supporters ultras du TFC, le 23 mai 2015 lors d'un match de Ligue 1 contre Nice au Stadium de Toulouse.
Les Indians Tolosa, groupe de supporters ultras du TFC, le 23 mai 2015 lors d'un match de Ligue 1 contre Nice au Stadium de Toulouse. — Lancelot Frederic/SIPA
  • Trois Indians soupçonnés d’avoir fait usage de fumigènes au Stadium seront jugés le 5 mars 2020.
  • Ils nient vigoureusement les faits.
  • En attendant leur procès, ils sont interdits de stade pour les matchs à domicile.

Leur procès est prévu le 5 mars 2020. Trois des quatre Indians Tolosa interpellés à l’aube mardi matin, placés en garde à vue puis sortis libres du tribunal de Toulouse mardi soir, seront jugés dans près de six mois. Le quatrième membre de ce groupe ultra de supporters du TFC, encore mineur, fait objet d’une procédure distincte.

Le trio est accusé d’avoir introduit et fait usage de « fusées d’artifice » (autrement dit des fumigènes) dans une enceinte sportive, en l’occurrence le Stadium de Toulouse, lors du match de Ligue 1 contre Dijon, le 17 août. Ce qui est rigoureusement interdit par les règlements de la Ligue de football professionnel (LFP).

« Les faits sont vigoureusement contestés »

Leur avocat Pierre Debuisson se dit « convaincu de l’innocence de [ses] clients ». « Il était légitime qu’ils soient remis en liberté immédiatement, dans la mesure où les faits sont vigoureusement contestés, explique le conseil, qui représente aussi l’Association de défense des intérêts des supporters toulousains (Adist). L’analyse de la procédure permettra de montrer que les trois prévenus ne sont pas responsables des faits qui leur sont reprochés. »

En attendant le procès, les trois hommes ont interdiction de se rendre au Stadium les jours de match à domicile du TFC, lors desquels ils doivent « pointer » dans un commissariat de police. Selon l’Adist, le supporter encore mineur a également écopé de six mois d’interdiction de stade « pour avoir mis une cagoule ». Mais dans son cas, cette sanction concerne aussi bien les rencontres à domicile qu’à l’extérieur.

Pour l’association, le TFC « est à l’origine de la plainte qui entraîne cette situation ». Le club n’a pas réagi depuis mardi. Mais son président délégué Jean-François Soucasse s'exprimera sur ce sujet brûlant vendredi midi au Stadium, avant la traditionnelle conférence de presse d’avant-match (dimanche à Saint-Etienne).