Homophobie en L1: «La Ligue, on t'accule»... De Nîmes à Nantes, les supporters ont attaqué la LFP via des banderoles

FOOTBALL Mention spéciale aux Toulousains

B.V.

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Les banderoles à Metz face au PSG
Les banderoles à Metz face au PSG — AFP

Dans les stades de Lyon, Nantes, Toulouse et Nîmes, des groupes de supporters ont déployé samedi une série de banderoles hostiles au gouvernement et à la Ligue de football professionnel (LFP), en plein bras de fer autour de la lutte contre l'homophobie.

Durant Lyon-Bordeaux (1-1), lors la 4e journée de Ligue 1, des supporters du virage sud du Groupama Stadium ont adressé une banderole à la secrétaire d’État à l’Égalité femmes-hommes Marlène Schiappa : « Schiappa, tu parleras d’homophobie au Qatar 2022 ? » et entonné des slogans vindicatifs à l’encontre de la Ligue de football professionnel.

Pas de rencontre interrompue

La rencontre n’a pas été interrompue par l’arbitre Antony Gautier.

Du côté du virage nord, le groupe des Bad Gones a notamment déployé une banderole sur laquelle était inscrit : « Fifa, Roxana (Maracineanu, la ministre des Sports), Schiappa : l’homophobie n’est-elle grave que sans pétrodollars (allusion au Qatar) ? » puis une autre avec l’inscription : Le Père Noël est une ordure sans + je t’encule Thérèse «, c’est aussi plat qu’un stade sans second degré ».

« Nous faire la leçon sur la prétendue homophobie de nos tribunes, après être allé promouvoir le sport français au Qatar ? Vous nous prenez vraiment pour des cons », pouvait-on lire en tribune sur une banderole à Nantes, lors du match face à Montpellier, pendant que des supporters entonnaient : « La Ligue, la Ligue, on t’enc… ».

A Nîmes, des supporters ont écrit : « Pas d’homophobie chez nous… La Ligue, la Ligue, on t’accule », indique L’Equipe, puis « Chez nous ni racisme ni homophobie, chez vous incompétence et connerie ».

A Toulouse, on pouvait lire « Toujours en L1 3 ans après merci PD », une allusion à Pascal Dupraz, l’ancien entraîneur qui avait sauvé le club de la relegation et signait ses tweets de ses initiales.

Puis quelques chants tendancieux et des « La Ligue on t’enc… » ont retenti à plusieurs reprises.

Le gouvernement et les instances du foot français réclament plus de sévérité cette saison dans la lutte contre l’homophobie. Plusieurs matchs ont été interrompus après des chants homophobes dont celui entre Nice et Marseille mercredi.

Cette fermeté provoque la colère de certains groupes de supporters qui se disent caricaturés et semblent vouloir aller au bras de fer avec les autorités, pour contester en bloc une politique qu’ils jugent trop sécuritaire en matière de restrictions de déplacement ou d’interdiction de fumigènes en tribunes.

Une réunion est prévue le 5 septembre à la Ligue entre associations de lutte contre l’homophobie et associations de supporters.