Stade Toulousain : « Un sacré soulagement »… Fébrile mais victorieux, le champion lance sa saison face au Racing 92

RUGBY Après deux défaites à l’extérieur pour commencer sa saison en Top 14, le Stade Toulousain a dominé le Racing 92 dans la douleur, dimanche soir à Ernest-Wallon

Nicolas Stival

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Sébastien Bézy et les Toulousains ont remporté une victoire compliquée mais précieuse face au Racing 92 en Top 14, le 8 septembre 2019 au stade Ernest-Wallon.
Sébastien Bézy et les Toulousains ont remporté une victoire compliquée mais précieuse face au Racing 92 en Top 14, le 8 septembre 2019 au stade Ernest-Wallon. — Rémy Gabalda / AFP
  • Pour son premier match à domicile de la saison, le Stade Toulousain a péniblement battu le Racing 92 (20-17) dans un duel entre équipes décimées par la prochaine Coupe du monde au Japon, du 20 septembre au 2 novembre.
  • Le champion de France restait sur deux défaites à l’extérieur lors des deux premières journées.

Ce fut très poussif. Très tendu aussi. Mais le champion de France a enfin lancé sa saison ce dimanche soir contre le Racing 92 (20-17). Après deux défaites inaugurales à Bordeaux (30-25) puis à Lyon (22-12), le Stade Toulousain a signé son grand retour à Ernest-Wallon d’une petite mais précieuse victoire, près de trois mois après la collecte de son vingtième bouclier de Brennus.

« C’est un sacré soulagement, souffle le talonneur Guillaume Marchand. Toute l’équipe et le staff décompressaient un peu après le match. » Dans un duel entre formations ratiboisées par l'imminente Coupe du monde au Japon (douze absents à Toulouse, huit au Racing), les Rouge et Noir ont dominé les Ciel et Blanc sur leur nouvelle pelouse hybride. Le revêtement a notamment été étudié pour favoriser le rugby rapide des hommes d’Ugo Mola. Pourtant, on n’a aperçu le « jeu à la toulousaine » (copyright) que par intermittence en cette douce soirée dominicale de post-rentrée.

L’absence des cadors chez les trois-quarts continue à se faire cruellement sentir, malgré la nouvelle énorme prestation du centre Pita Ahki. Et ce n’est pas seulement Tristan Tedder, ouvreur de formation déplacé sans succès – comme au LOU – à l’arrière et sorti à la pause, qui est visé par cette remarque.

Toulouse s’est fait très peur

Pas forcément fluide derrière, parfois en difficulté en conquête, Toulouse aurait pourtant pu plier l’affaire dès la fin d’une première mi-temps passée pour moitié en supériorité numérique (jaunes pour les Racingmen Imhoff et Thomas). Mais au bout d’une attaque qui semblait devoir aboutir au troisième essai stadiste (après l’éternel « de pénalité » puis Bonneval) et à un cinglant 19-0, le Racing revenait à 12-7 par la grâce d’une chevauchée d’Imhoff, 70 mètres après l’interception d’une passe d’Holmes (31e).

Rebelote à un quart d’heure de la fin. Alors que les Stadistes menaient paisiblement (20-7), un ballon bêtement perdu aboutissait à un contre fulgurant conclu par l’intermittent Teddy Thomas, et à une fin de match sous haute pression, marquée par des boulettes de part et d’autre (enfin, surtout côté toulousain).

Le Racing se satisfait du bonus défensif

Alors que Kaino et ses coéquipiers semblaient sur le point de rompre, le Racing (une défaite et une victoire lors de ses deux premières rencontres à domicile) se satisfaisait d’un revers bonifié, via une pénalité d’Hidalgo-Clyne. « On a fait des erreurs bêtes », déplore Lucas Tauzin, auteur du troisième essai stadiste. Mais on l’a compris, l’essentiel était ailleurs pour l’ailier et ses collègues, avant un nouveau déplacement compliqué à La Rochelle, samedi.

« La victoire fait plaisir, reprend Tauzin. Pour la manière, on aura le temps de voir ce qui a été et ce qui n’a pas été. » Les séances vidéo devraient durer, cette semaine à Ernest-Wallon.