Coupe du monde féminine: C'était une grande première pour les Ecossaises (et forcément, elles jouaient contre les Anglaises)

FOOTBALL Les Ecossaises se sont inclinées 2-1 dimanche soir à l’Allianz Riviera de Nice

Mathilde Frénois

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Les Ecossaises jouent la première Coupe du monde de leur histoire.
Les Ecossaises jouent la première Coupe du monde de leur histoire. — M. Frénois / ANP / 20 Minutes
  • Pour leur premier match à l'Euro de leur histoire, les Ecossaises avaient déjà affronté les Anglaises.
  • Et cette fois-ci pour leur premier match en coupe du monde, elles jouaient encore contre leurs voisines. 
  • Un match perdu 2-1. 

Des kilts et des drapeaux bleus. La Coupe du monde féminine de football n’en avait jamais vus dans ses tribunes. Et pour cause : c’est la première fois de l’Histoire que l’Ecosse dispute un mondial. Non qualifiée jusqu’en 2007 et n’étant pas parvenue à sortir par le haut des tours préliminaires par la suite, la 20e équipe au classement Fifa s’est jetée dans l’arène ce dimanche soir à l' Allianz Riviera de Nice. Et elle s’est inclinée 2-1 contre l’Angleterre.

« C’est le plus grand des honneurs que d’être sur le terrain et d’entendre l’hymne à une coupe du monde, dit en zone mixte Erin Cuthbert, milieu de terrain écossaise. Surtout avec tous nos supporters, qui étaient bien plus nombreux que les Anglais [rire]. C’est incroyable de rentrer sur le terrain pour le premier match de son pays à une coupe du monde. J’étais très émue pendant l’hymne national mais j’ai réussi à me reconcentrer pour le match. ».

« J’ai attendu 21 ans »

David porte justement tout l’attirail. Du kilt sur les jambes au drapeau sur les épaules. « C’est fantastique ! J’étais à Bordeaux en 1998 pour la coupe du monde masculine et me voilà à Nice 21 ans plus tard pour voir les filles jouer leur premier match, vraiment fantastique. » David est un grand fan. Il s’est déjà « régalé » devant le dernier match amical, Ecosse-Jamaïque. Les garçons n’ayant pas réussi à se qualifier depuis ce jour de 1998, ce match lui permet de se rendre à une compétition majeure pour la première fois depuis deux décennies. « J’ai attendu 21 ans pour voir l’Ecosse dans une compétition majeure, et les filles ont réussi à se qualifier, le football féminin est vraiment super. » Le supporter aura pu voir son équipe se défendre de la meilleure des manières. Après avoir été menées 2-0 grâce à des buts des Anglaises Nikita Parris et Ellen White, elles sont parvenues à réduire le score avec Claire Emslie.

Un premier match de l’Ecosse en coupe du monde contre… l’Angleterre. « C’est la grande rivalité », sourit Linda et Dona, fans tout droit venues de Glasgow. Elles aussi portent leur drapeau sur leurs épaules, sans trop savoir s’il s’agit d’une protection contre le soleil ou d’un stratagème pour éviter de le porter. « Ça rajoute de l’excitation et de l’espoir », disent-elles en chœur avant d’être coupées par un chant de supporters rivaux.

Sur le parvis de l'Allianz Riviera, les Ecossaises sont venues supporter leur équipe nationale.
Sur le parvis de l'Allianz Riviera, les Ecossaises sont venues supporter leur équipe nationale. - M. Frénois / ANP / 20 Minutes

« Des amies et des coéquipières »

Une rivalité d’autant plus exacerbée que le premier match de l’Ecosse à l’Euro voyait également s’affronter Ecossaises et Anglaises. Ces dernières avaient dominé 6-0, ne laissant aucune chance de qualification à leurs voisines. Cette fois-ci, l’écart est réduit.

En zone mixte, l’attaquante écossaise Lisa Evans modère : « Il y a une rivalité mais on l’a abordé comme n’importe quel match, explique-t-elle à 20 Minutes. Je joue en Angleterre donc ce sont des amies et des coéquipières pour certaines. Ce sont des filles que l’on joue tous les week-ends en championnat. C’est surtout un match de coupe de monde avant d’être un match contre l’Angleterre. »

Sur le parvis de l’Allianz Riviera, David continue ses références historiques : « Ce sont nos rivaux mais nous sommes en bons termes. Nous [l’Ecosse] aurons la passion avec nous contre nos vieux ennemis frontaliers », estime David. Il pourra repartir la tête haute : son équipe ne s’est inclinée que d’un petit but.