Fédération afghane de football: L'ex-président suspendu à vie pour «violences sexuelles»

ENQUETE Keramuddin Karim est désormais interdit à vie de toute activité relative au football, aux niveaux national et international, avec effet immédiat

20 Minutes avec AFP

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L'ancien président de la Fédération afghane de football (AFF), Keramuddin Karim, a été reconnu coupable par la Fifa de violences sexuelles à l'encontre de joueuses et suspendu à vie.
L'ancien président de la Fédération afghane de football (AFF), Keramuddin Karim, a été reconnu coupable par la Fifa de violences sexuelles à l'encontre de joueuses et suspendu à vie. — AFP

Keramuddin Karim, ancien président de la Fédération afghane de football (AFF)​, a été reconnu coupable par la Fifa de violences sexuelles à l'encontre de joueuses et suspendu à vie par l’instance. Une enquête de la justice interne de la  Fifa a abouti à la conclusion que Keramuddin Karim était « coupable d’avoir abusé de sa position et d’avoir sexuellement abusé de joueuses, en violation avec le Code d’éthique » de l’instance, pour des faits ayant eu lieu entre 2013 et 2018, a fait savoir la Fifa ce samedi.

Keramuddin Karim est désormais interdit à vie de toute activité relative au football, aux niveaux national et international, avec effet immédiat. Il a également été condamné à verser un million de francs suisses d’amende (893.000 euros). Il pourra toutefois faire appel, notamment auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS).

Violences sexuelles, menaces de mort et viols

Cette enquête interne avait été ouverte après des accusations portées par cinq joueuses afghanes révélées début décembre 2018 dans le quotidien britannique The Guardian, ayant conduit à la suspension provisoire de l’ex-dirigeant dès le 12 décembre, ainsi qu’à l’ouverture d’une enquête judiciaire.

La joueuse afghane Khalida Popal, qui avait déclaré avoir recueilli auprès de ses anciennes coéquipières des témoignages de violences sexuelles, de menaces de mort et de viols, s’est félicitée de cette décision, évoquant toutefois qu’il ne s’agissait que d’un « premier pas ». « Nous n’en avons pas fini. Le football n’est pas un lieu pour les abus… Les femmes devraient être protégées », a-t-elle écrit sur Twitter.

Fin décembre, Keramuddin Karim avait « fermement nié » les accusations de violences sexuelles contre des joueuses dont il fait l’objet, dénonçant une « conspiration » « sans preuve » à son encontre