00:45
Domenech à quitte ou double
FOOTBALL•Après la défaite subie en Autriche (3-1), l'équipe de France et son sélectionneur jouent très gros, mercredi face à la Serbie...Romain Scotto
Il ne fallait pas s’attendre à une révolution, à la refonte totale d’une équipe qui a entamé de la pire des façons sa campagne de qualification pour le Mondial 2010 en sombrant en Autriche (3-1). Alors que la révolte gronde, et que mercredi, le stade de France devrait sonner bien creux, Raymond Domenech la joue «tout va très bien, madame la marquise»: «Les changements, ce n’est pas une obligation. Cette rencontre face à la Serbie arrive après un match perdu. C’est dommage. Et c’est tout. Pour moi, il reste 27 points à prendre.»
Le visage marqué, le sélectionneur refuse d’évoquer son avenir personnel, toujours en suspens. «Heureusement que les lois d'exception et la guillotine n'existent plus, sinon certains parmi vous se feraient un malin plaisir de m'envoyer sur l'échafaud...»
Une allusion à peine masquée à l’acharnement médiatique dont il se dit victime, qui fait écho au «massacre à la tronçonneuse» déjà évoqué par le sélectionneur des Bleus. En 2006, il avait réussi à ressouder les Bleus sur le mode seuls contre tous. Cette fois, Raymond Domenech est seul, presque sans les joueurs.
Au sein du groupe, Thierry Henry, assure que les joueurs ne pensent pas en priorité à l’avenir de leur coach: «Nous, on ne se dit pas que si on perd, il va sauter. On pense au football et c’est tout. Il faudra qu’on retrouve de l’allant pour gagner. Et peu importe la manière.» Avec une pointe de cynisme, le capitaine des Bleus trouve malgré tout une raison de positiver: «Quoi qu’il arrive, on sait qu’on ne peut pas faire pire.»



















