Ce pourrait être l’humour des condamnés à mort. «Heureusement que les lois d'exception et la guillotine n'existent plus», a lâché mardi Raymond Domenech devant la presse à Clairefontaine, avant le match couperet face à la Serbie.
Avant même la première question, Domenech a commencé par un petit préambule: «Il y a du monde aujourd'hui... L'odeur du sang vous intéresse... C'est du deuxième degré... Même pas... Heureusement que les lois d'exception et la guillotine n'existent plus, sinon certains parmi vous se feraient un malin plaisir de m'envoyer sur l'échafaud... Mais peut-être que j'aurais été mieux servi si j'avais tué quelqu'un...»
«Je viens ici pour parler du match contre la Serbie mercredi (2e match de qualification pour le Mondial-2010 après l'Autriche), je ne répondrai pas aux questions sur mon sort», a-t-il conclu avant de débuter la conférence de presse, la voix un peu tremblante.