Mort d'Emiliano Sala: La mère du footballeur raconte sa «colère terrible» et les réponses qu'elle attend toujours

FOOTBALL Mercedes Sala a accepté de répondre aux questions de «L'Equipe», qui tourne un documentaire sur son fils

N.C.

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Mercedes Sala dans les bras de Nicolas Pallois, lors des obsèques d'Emiliano Sala à Progreso, en Argentine, le 16 février 2019.
Mercedes Sala dans les bras de Nicolas Pallois, lors des obsèques d'Emiliano Sala à Progreso, en Argentine, le 16 février 2019. — Natacha Pisarenko/AP/SIPA

On ne l’avait pas encore entendue depuis ce funeste 21 janvier. Mercedes, la mère d'Emiliano Sala, a accepté de répondre aux questions de L'Equipe en fin de semaine dernière, dans le cadre d’un documentaire consacré à son fils et qui sera diffusé bientôt sur la chaîne de télé du groupe. Dans sa maison de Progreso, la maman de l’ancien Nantais, est revenue sur ce terrible accident d’avion et les questions qui demeurent. Elle, comme toute la famille Sala, a besoin de savoir.

« On attend de comprendre pourquoi et comment il est mort. Dans quelles circonstances il est mort. Est-ce la faute d’une négligence de l’aéroport, du pilote, de l’intermédiaire (Willie McKay, dont le fils Mark était mandaté par Nantes pour ce transfert) ?, interroge-t-elle. Cet homme n’a pas parlé avec moi. J’attends qu’il me parle. C’est lui qui a mis à disposition l’avion. »

La famille va bientôt se rendre en France, puis en Angleterre, pour découvrir de nouveaux éléments de l’enquête. « Ils [les enquêteurs anglais] sont venus ici, on a eu une réunion avec eux et, maintenant, on va se déplacer quand ils nous le diront. On leur a posé plusieurs questions et, maintenant, on veut les réponses. » Quelles questions ? « Sur l’accident, sur le pilote, sur l’appareil. Sur un tas de choses qui ne nous paraissent toujours pas claires », indique-t-elle.

En attendant, Mercedes Sala se bat toujours avec ses émotions. « La colère est terrible. Terrible, raconte-t-elle. Et la tristesse, évidemment, pour toute la vie. » En contact avec des représentants de Cardiff, le club dans lequel venait d’être transféré son fils, et plus rarement avec les dirigeants nantais, elle « pense que d’ici la fin de l’année on saura ce qu’il s’est passé ». Son souhait est simple : « Je réclame justice (…). Que ceux qui ont quelque chose à voir avec ça payent ».