Mort de Sala: Pour Willie McKay, Emiliano Sala a été «plus ou moins abandonné dans un hôtel» par Cardiff

FOOTBALL L'intermédiaire dans le transfert d'Emiliano Sala pointe du doigt les responsabilités du club de Cardiff

A.L.G. avec AFP

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Emiliano Sala, le jour de sa signature à Cardiff City.
Emiliano Sala, le jour de sa signature à Cardiff City. — HO / NOTICIAS ARGENTINAS / AFP

Emiliano Sala, décédé dans un crash d’avion le 21 janvier dernier, aurait été « abandonné » par le club de football de Cardiff City et contraint d’arranger lui-même le vol qui lui a été fatal, a affirmé jeudi l’intermédiaire Willie McKay. Celui-ci, dont le fils Mark était missionné par le FC Nantes pour trouver un club acheteur pour Sala, l’a aidé à organiser le voyage du footballeur après la signature de son contrat avec le club gallois.

Après avoir signé à Cardiff, Emiliano Sala était reparti à Nantes le 19 janvier dire au revoir à ses anciens coéquipiers et récupérer des affaires avant de repartir deux jours plus tard vers la capitale galloise à bord d’un petit avion. L’appareil s’était abîmé dans la Manche, tuant le footballeur et le pilote, David Ibbotson.

« Il était plus ou moins abandonné dans un hôtel pour organiser son voyage lui-même, a déclaré Willie McKay dans une interview à la BBC. Personne à Cardiff ne semblait faire quoi que ce soit. Ils achètent un joueur pour 17 millions d’euros, puis le laissent seul dans un hôtel pour aller sur un ordinateur et chercher un vol ». « C’est honteux la façon dont ils se sont comportés jusqu’à présent », a conclu l’intermédiaire.

Les causes du crash toujours méconnues

De son côté, le club gallois avait indiqué avoir proposé un vol commercial à Emiliano Sala ; proposition refusée par l’ancien Nantais. Willie McKay et son fils ont indiqué avoir payé la totalité du voyage d’Emiliano Sala. Willie McKay a expliqué être passé par l’intermédiaire d’un pilote expérimenté, David Henderson, pour organiser le voyage.

Les McKay estiment être devenus des « boucs émissaires » mais espèrent que l’enquête montrera que l’accident était dû à une « erreur du pilote ». Pour rappel, le premier rapport rendu par l’AAIB (l’équivalent français du Bureau d’enquête et d’analyse) n’a pas permis d’établir à l’heure actuelle les causes exactes de l’accident.