VIDEO. OL-Wolfsburg: «On ne sait pas défendre un résultat», prévient Reynald Pedros

FOOTBALL FEMININ Après son court succès (2-1) mercredi, l’OL abordera le quart de finale retour de Ligue des champions « pour le gagner », dans six jours à Wolfsburg

Jérémy Laugier

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Ici à la lutte avec Sara Bjork Gunnarsdottir, Eugénie Le Sommer a bien lancé ce choc contre Wolfsburg en ouvrant le score mercredi. JEFF PACHOUD
Ici à la lutte avec Sara Bjork Gunnarsdottir, Eugénie Le Sommer a bien lancé ce choc contre Wolfsburg en ouvrant le score mercredi. JEFF PACHOUD — AFP
  • Malgré une entame du tonnerre (2-0 après 18 minutes), l’OL a souffert pour battre Wolfsburg mercredi (2-1).
  • Conscientes de leurs difficultés à tenir un résultat, à l’image de leur poussive deuxième période, les Lyonnaises chercheront à remporter leur quart de finale retour de Ligue des champions, dans six jours en Allemagne.

D’Eugénie Le Sommer à Reynald Pedros, le terme « mitigé » est revenu en boucle, mercredi soir au Parc OL. Il faut dire qu’après 20 minutes de jeu idéales et deux buts inscrits, les Lyonnaises semblaient en mesure de plier la qualif' dès leur quart de finale aller de Ligue des champions contre Wolfsburg. Mais le coup de tête de Nila Fischer (2-1, 64e) a totalement relancé l’équipe allemande, avant le match retour le 27 mars (18h15).

« C’est mérité, on a subi, on a manqué d’agressivité et nous étions trop loin les unes des autres », pointe Wendie Renard, qui a inscrit le deuxième but lyonnais. Une défaillance inhabituelle pour un groupe vainqueur à cinq reprises de la compétition reine en Europe, et surtout triple tenant du titre.

« On a fait de gros efforts inutiles et on a beaucoup subi »

Reynald Pedros résume au mieux ces deux matchs très distincts vécus mercredi par son équipe. Côté Dr Jekyll : « On a défendu en avançant, on leur a fait commettre des erreurs et on a été efficaces. C’est notre état d’esprit, c’est dans ce domaine qu’on est le plus dangereux. » Mais Mr Hyde s’est invité après la pause : « On s’est désorganisé, on a dézoné. On a couru un peu partout, on a fait de gros efforts inutiles et on a beaucoup subi ».

De quoi redouter un premier couac lyonnais en Ligue des champions depuis novembre 2014 (élimination dès les 8es de finale contre le PSG) ? « Non, nous ne sommes pas inquiètes, assure Wendie Renard. Comptez sur nous, on a notre destin entre nos mains et on ira là-bas pour entamer le match de la même manière que ce soir. »

« On ira là-bas pour gagner, c’est notre ADN »

Après tout, l’OL avait connu exactement la même situation il y a un an contre le Barça, avec un succès 2-1 à l’aller, avant de passer au retour en Espagne avec une autre victoire étriquée (0-1). « On a reculé inconsciemment à 2-0, constate la gardienne lyonnaise Sarah Bouhaddi. On a peut-être moins cherché à jouer et on s’est mis en difficulté en reculant mais on repart quand même avec une victoire. Et puis elles ne nous ont pas réellement mis en difficulté non plus. »

L’optimisme lyonnais semble à toute épreuve, porté par la profonde certitude de toujours vouloir aller de l’avant. « On ne sait pas défendre un résultat, on l’a vu encore ce soir, rappelle Reynald Pedros. On ira donc là-bas pour gagner, c’est notre ADN. » Un ADN qui a fait ses preuves dans toute l'Europe.