Wolfsburg-OL: «Ça ne pouvait pas finir comme ça»... Les Lyonnaises ont tout renversé en prolongation (4-1)

FOOTBALL FEMININ Dos au mur, les Lyonnaises ont été incroyables en prolongation contre Wolfsburg (4-1), ce jeudi en finale de Ligue des champions. L’OL devient le premier club à compter cinq sacres européens…

Jérémy Laugier

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Les Lyonnaises ont laissé exploser leur joie, jeudi à Kiev, à l'image de Lucy Bronze et Shanice van de Sanden (au centre).
Les Lyonnaises ont laissé exploser leur joie, jeudi à Kiev, à l'image de Lucy Bronze et Shanice van de Sanden (au centre). — Genya SAVILOV / AFP
  • L’OL a longtemps pour se défaire de Wolfsburg, qui a même ouvert le score ce jeudi en finale de Ligue des champions à Kiev.
  • Portées par une Shanice van de Sanden flamboyante en joker de luxe (trois passes décisives), les Lyonnaises ont survolé le reste de la prolongation pour l’emporter 4-1.
  • L'OL remporte du même coup sa cinquième Coupe d’Europe, et la troisième consécutivement, une grande première dans la compétition.

Cette finale de Ligue des champions avait jusque-là tout du jour noir pour l’OL. Il y a d’abord eu un but injustement refusé à Amandine Henry après un sauvetage derrière la ligne de Noelle Maritz (0-0, 69e) puis un gros choc entre Sarah Bouhaddi et Lucy Bronze handicapant sérieusement la gardienne lyonnaise et… sa « main gauche cassée » (90e+2) pour la prolongation. Enfin, l’ouverture du score allemande de Pernille Harder, sur une frappe lointaine déviée par Wendie Renard (0-1, 93e) aurait pu faire sombrer les double tenantes du titre.

Mais si Jean-Michel Aulas manie facilement l’hyperbole concernant ses joueuses, on comprend encore un peu mieux pourquoi il disait d’elles après la demi-finale contre Manchester City (0-0, 1-0) : « Ce sont des championnes exceptionnelles, au sens technique mais aussi au sens mental ». Dos au mur et peu dangereuses jusque-là, elles ont su se montrer renversantes, profitant pleinement de l’expulsion de la milieu de Wolfsburg Alexandra Popp (96e).

« On a trouvé les ressources pour aller chercher cette Coupe d’Europe »

« Ça ne pouvait pas finir comme ça. On a trouvé les ressources pour aller chercher cette Coupe d’Europe. Il y a une justice dans la vie », s’emballait logiquement la capitaine lyonnaise Wendie Renard au micro de TFX, faisant référence au but non accordé à Amandine Henry. Comme un symbole, c’est d’abord la capitaine de l’équipe de France qui redonnait espoir à l’OL avec sang froid (1-1, 98e). Dans une prolongation aussi dingue que le reste de la rencontre était terne, Eugénie Le Sommer (2-1, 99e), Ada Hegerberg (3-1, 103e) et enfin Camille Abily (4-1, 116e) propulsaient Lyon une nouvelle fois sur le toit de l’Europe.

Avec au passage une entrée en jeu hallucinante de l’internationale néerlandaise Shanice van de Sanden, intermittente du spectacle cette saison mais auteure de trois passes décisives en seulement 25 minutes (elle a remplacé Saki Kumagai à la 95e) dans le match le plus important de la saison.

Les remplaçantes van de Sanden, Cascarino et Abily décisives

Car ce sacre européen de tous les records (premier club à cinq Ligues des champions et à trois de rang) est aussi celui de Reynald Pedros. Pour sa première année dans le football féminin, l’ancien meneur de jeu nantais a osé des choix payants. La titularisation de la prometteuse Selma Bacha (17 ans), tout comme l’apport des remplaçantes Shanice van de Sanden mais aussi Delphine Cascarino et Camille Abily, ont été décisifs.

« En se réveillant, on va se rendre compte demain qu’on a fait quelque chose d’énorme et que tout le monde va se souvenir de nous », sourit Sarah Bouhaddi. Car oui, comment pourrait-on oublier l’éclatant final des désormais quintuples championnes d’Europe ?