Greffe de foie d'Abidal: «Je sens qu'il y a magouille», le cousin donneur se constitue partie civile

FOOTBALL Celui qui aurait donné son foie à Eric Abidal a des doutes...

B.V.

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Eric Abidal, directeur sportif du FC Barcelone, le 22 janvier 2019.
Eric Abidal, directeur sportif du FC Barcelone, le 22 janvier 2019. — REX/Shutterstock/SIPA

C'est un drôle de témoignage qu'a donné Gérard Armand au JDD. Le cousin d'Eric Abidal, dont le foie aurait été transplanté à l'ancienne star de Barcelone en juin 2012, s'est exprimé dans l'hebdomadaire pour indiquer ses doutes sur l'affaire, alors que la justice espagnol a rouvert fin janvier l'enquête sur la base de suspicions de trafic d'organe. « J'aimerais faire la lumière sur cette affaire, je sens qu'il y a des magouilles, explique-t-il. J'ai envie d'être entendu par la justice, poursuit ce manutentionnaire domicilié à Toulouse. J'ai été ouvert, on m'a sectionné le foie et je lis que je ne serais pas le donneur… »

Sans nouvelle d'Eric Abidal « depuis octobre », il a donc décidé avec son avocat de se consituer partie civile pour avoir accès au dossier. 

Greffé du foie en 2012 pour soigner un cancer, Abidal avait fait valoir que son cousin Gérard Armand, domicilié en France, était le donneur. Ce dernier avait assuré n'avoir rien touché, « pas un centime », en échange.

Mais la réouverture de l'enquête avait été réclamée après la publication par le média El Confidencial d'enregistrements de l'ex-président du Barça, Sandro Rosell, laissant penser que le club aurait acheté - illégalement - un foie pour son ancien joueur. 

La justice espagnole a accepté la requête, confirmant l'existence de nouveaux indices pointant un possible trafic d'organe, selon la décision rendue mercredi.