VIDEO. Stand-up paddle: La Glagla Race, cette course «givrée et magique» par 5°C sur le lac d’Annecy

DECOUVERTE La Glagla Race, course de stand-up paddle devenue majeure sur le lac d'Annecy, va vivre sa 6e édition samedi (14h30)...

Jérémy Laugier

— 

Des participants de la dernière Glagla Race, en janvier 2018 sur le lac d'Annecy.
Des participants de la dernière Glagla Race, en janvier 2018 sur le lac d'Annecy. — Philippe Millet
  • Le stand-up paddle est une discipline de glisse en vogue depuis quelques années en France.
  • Depuis 2014, une étonnante compétition de paddle se déroule sur le lac d’Annecy, qui affichera 5°C samedi (14h30) pour sa 6e édition.
  • Organisateur et participants présentent à 20 Minutes l’expérience « givrée » de la Glagla Race.

Si on vous dit spot mondial magique d’une compétition de stand-up paddle, vous risquez de penser aux plages de sable blanc bordées de cocotiers en Californie ou à Hawaï. Mais depuis 2014, le lac d'Annecy est peu à peu devenu un rendez-vous majeur des riders du monde entier. Et ce en plein hiver, avec une eau entre 4 et 6°C tant qu’à faire. Au total, 600 participants (20 pays représentés) s’élanceront samedi (10h30) sur le format courte (6 km) et longue distance (14,5 km) lors de la 6e édition de cette course d’un genre nouveau.

Après avoir accueilli 40 curieux pour son lancement, la bien nommée Glagla Race a conquis les amateurs d’une « course insolite » intégrée au circuit mondial « Paddle League ». « Il y a deux ans, il faisait -15°C le matin de l’épreuve et les gens m’appelaient pour savoir si le lac ne risquait pas d’être gelé », sourit Benoît Mouren, l’organisateur de cette Glagla Race.

« C’est magique de voir le soleil se lever peu après le départ »

« Le froid fait peur mais ce n’est pas une course difficile pour autant, souligne-t-il. On peut vraiment la faire à son rythme. Ça peut brasser un peu lors du départ groupé mais le lac d’Annecy est très calme. Même lors de l’édition 2015, où il y a eu une véritable tempête de neige, les concurrents avaient le sourire jusqu’aux oreilles en arrivant au bout. » L’une des problématiques majeures est de bien s’équiper, avec combinaison et vêtements respirants. Les plus rapides de la longue distance tournent généralement à 10 km/h de moyenne.

Au vu des conditions, ils font tout pour ne pas tomber à l’eau, afin d’éviter un coup de froid parfois fatal, surtout en cas de chute dès le départ. « Les conditions sont un peu givrées voire extrêmes, confie Pascale Tessier, qui va participer pour la troisième fois à la Glagla Race. Mais surtout, c’est magique de voir le soleil se lever peu après le départ, au milieu de ce décor de montagnes. »

« C’est étonnant de voir la facilité avec laquelle on progresse sur cette planche »

Egalement amatrice de yoga sur son paddle, elle ne compte pas viser la gagne samedi, au contraire de Ludovic Teulade. S’il n’a découvert le stand-up paddle qu’en 2014, ce Haut-Savoyard, également surfeur, est l’un des cinq riders professionnels en France. Sponsorisé pour la troisième saison consécutive par Oxbow, il estime que « la Glagla Race fait partie des trois principaux événements de paddle en France ». « Dans le calendrier, c’est la première grosse course à l’international de l’année, précise Ludovic Teulade. Après, c’est sûr qu’au vu des températures, des Hawaïens sont par exemple encore réticents à s’inscrire. »

Devenu accro à cette jeune discipline, au point de participer à une vingtaine de compétitions par an, il se régale de « l’alliance entre un sport d’endurance très physique en milieu naturel et des sensations de glisse immédiates sur l’eau ». Selon Pascale Tessier, « c’est étonnant de voir la facilité avec laquelle on progresse sur cette planche ». Découvrir le paddle sur un 14 bornes avec une eau à 5°C est une belle ambition pour attaquer 2019, non ?