Open d'Australie: Des nouvelles règles anti-canicules pour pouvoir interrompre les matchs facilement

TENNIS Après une édition 2017 émaillée par les polémiques sur le manque de réactivité des organisateurs...

J.L. avec AFP

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Gaël Monfils avait subi les avanies de la chaleur face à Djokovic en 2017 à Melbourne.
Gaël Monfils avait subi les avanies de la chaleur face à Djokovic en 2017 à Melbourne. — SAEED KHAN / AFP

L'Open d'Australie va mettre en oeuvre cette année de nouvelles règles contre la canicule, avec une mesure plus fine de la chaleur et des pauses pour éviter les malaises. Le tournoi a adopté une échelle spécifique («heat stress scale») qui incorpore non seulement la température, mais aussi d'autres variables comme l'humidité et le vent.

Si la chaleur grimpe au quatrième degré sur cette échelle qui en compte cinq, les arbitres pourront faire observer une pause de 10 minutes après deux sets chez les dames, et après trois sets chez les messieurs. Si le cinquième degré est atteint, le match pourra être interrompu. La médecin en chef de la fédération australienne, Carolyn Broderick, a expliqué que l'échelle était conçue pour montrer les limites de la capacité du corps d'un athlète à se rafraîchir, en fonction de sa production de sueur et de sa température corporelle.

«L'échelle tient aussi compte des variations physiologiques entre des athlètes adultes, handisports ou juniors, tout en intégrant les quatre facteurs climatiques: la température de l'air, la chaleur de rayonnement, autrement dit la puissance des rayons du soleil, l'humidité, et la vitesse du vent», a-t-elle détaillé. Lors des éditions précédentes, le jeu pouvait être interrompu ou le toit fermé si la température dépassait 40 degrés et au thermomètre 32,5 degrés, selon une mesure de la température ressentie de l'institut météorologique national.

La canicule est devenue un problème de plus en plus difficile à gérer pour le tournoi de Melbourne, disputé au beau milieu de l'été. En 2018, le Français Gaël Monfils avait failli avoir un malaise lors du deuxième set au second tour, et accusé les organisateurs d'avoir «pris des risques». Son adversaire, le Serbe Novak Djokovic, avait estimé que les conditions étaient «juste à la limite».