Un titre lourd à assumer
VOLLLEY•Malgré son titre de champion de France, le Paris-Volley ne présente pas encore les garanties financières pour jouer la Ligue des Champions...Romain Scotto
Neuf mois après sa nomination à la tête du Paris Volley, Alain Bertato n’imaginait pas vivre une première intersaison aussi mouvementée. Son club a remporté son troisième titre de champion de France consécutif en avril dernier, mais à entendre le président parisien, il s’en serait presque passé. Engagé en Ligue des champions la saison prochaine, le club de la capitale doit présenter au plus vite un budget à la hauteur de ses ambitions à la Direction nationale de contrôle de gestion (DNCG).
«Ça peut paraître absurde, mais aujourd’hui, le club est en difficulté à cause du titre, s’inquiète Alain Bertato. On est très ennuyé. Rien que l’engagement dans la compétition nous a coûté 150000 €. Et puis, il faut prévoir d’importants frais structurels. L’an dernier, quand Cannes est allé jouer en Ukraine, la note s’élevait quand même à 30000 €…»
Réduire la masse salariale
Avant même de penser à bâtir sa nouvelle équipe, le président doit donc partir en quête de financements. A ce jour, aucun sponsor ne figure sur les maillots 2008-2009. Le club doit aussi procéder à une réduction de sa masse salariale. Une exigence de la DNCG à laquelle sont pour l’heure suspendues les signatures du libero Hubert Henno, du passeur Yannick Bazin.
Pour la reprise le 16 août, l’entraîneur Mauricio Paes espère bien compter sur les arrivées de Filip Rejlek (Toulouse), Clément Bleuze (Poitiers) et du Tchèque Stepan Smrcka. Car pour présenter une équipe compétitive à la rentrée, le Paris Volley doit compenser les départs de plusieurs joueurs cadres (Redwitz, Havas, Berrios, Vadeleux et Castard). « On est dans une telle situation que le recrutement est brouillon, poursuit Bertato. On est dans l’attente de feux verts. C’est délicat. Si on devait baisser les bras? Ce serait une catastrophe pour le volley français. Mais paradoxalement, quand on gagne, on perd de l’argent.»


















