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Malia Metella: «Une grosse envie de médaille à Pékin»

Malia Metella: «Une grosse envie de médaille à Pékin»

NATATION – A peine sortie du bassin de l’Open de Paris, jeudi, où elle a pris la 2e place du 50m papillon, la nageuse se projette, pour 20minutes.fr, sur les prochains JO…
Propos recueillis par R.S.

Propos recueillis par R.S.

Malia Metella est en forme. Après ses excellents championnats de France en avril dernier à Dunkerque, la nageuse guyanaise a signé des chronos prometteurs lors de l’Open de Paris. Elle peut désormais aborder la dernière longueur vers Pékin avec un maximum de confiance.

Vous attendiez-vous à nager si vite à 49 jours du début des Jeux?

J’avoue que je suis un peu surprise. Les entraîneurs aussi d’ailleurs. J’ai réalisé une très bonne compétition. Je suis contente de mes résultats. En fait, je me sens mieux qu’il y a quatre ans à la même époque. J’ai toujours une grosse envie de médaille pour les Jeux.


En quoi consiste votre rôle de capitaine de l’équipe de France féminine?

Je suis un peu la grande sœur. D’abord, je fais le relais entre les nageurs et le directeur technique national, Claude Fauquet. Lorsqu’il y a des messages à faire passer, je m’en charge. Et comme je fais partie des «anciennes», je suis aussi là pour conseiller les jeunes. Il y a beaucoup de nouveaux nageurs en équipe de France. Ils n’ont jamais participé aux JO. C’est à moi d’expliquer toutes ces petites choses importantes pour ne pas se disperser.


C’est à dire?

Ca peut paraître idiot, mais quand on est dans le village olympique et que l’on croise des stars du tennis et que l’on veut prendre des photos avec eux… Ce n’est pas le meilleur moyen pour préparer sa compétition. On peut très vite oublier son objectif. A Pékin, il y a un tas de choses à respecter pour ne pas se disperser.


Au sein du groupe, vous ressentez plus de pression qu’il y a quatre ans?

On sait qu’on n’a jamais été autant attendu. Mais entre nous, on n’en parle pas. Nous sommes conscients d’avoir un gros potentiel et on peut aller chercher des médailles. La pression, on ne la ressent pas plus que ça. Nous, on se régale en nageant et on prend ce qu’il y a à prendre.


En cas de titre olympique, vous prendrez votre retraite comme Laure Manaudou?

Non, je ne sais pas. Ce qui est sûr, c’est que ce sont mes derniers Jeux. Je ne me vois pas nager encore quatre ans. Si Paris avait organisé les JO en 2012, ç’aurait été différent. Mais là, je n’ai pas décidé. Je nagerai peut-être encore un ou deux ans. Concernant la décision de Laure, on n’en a pas discuté. C’est son choix. Ca ne regarde qu’elle.