Croatie-Turquie, les clés du match
EURO2008•Le deuxième quart de finale de cet Euro 2008 oppose deux outsiders. Tour d’horizon des duels à suivre…Antoine Maes (à Vienne)
Deux grosses cotes au parcours différent. Turcs et Croates s’affrontent demain à Vienne pour une place en demi-finale. Si les hommes de Slaven Bilic ont bouclé leur phase de poule en gagnant leurs trois matchs, ceux de Fatih Terim sont passés par un trou de souris en signant l’exploit de la compétition face aux Tchèques (0-2, puis 3-2). 20minutes.fr scrute ces un-contre-un qui seront décisifs.
Servet/Olic
Servet Cetin, la tour de contrôle (1m91) de la défense turque, va avoir du boulot. Sa grande taille ne devrait lui être d’aucune utilité face au jeu court des Croates. Face à lui, il trouvera le très remuant Ivica Olic. Le seul attaquant de pointe de Slaven Bilic est un poison qui rôde sans cesse dans la surface de réparation adverse. Si le défenseur turc parvient à empêcher l’attaquant de Hambourg à installer son jeu tout en remise, alors il pourrait bien du même coup annihiler une bonne partie des options croates.
Topal/Modric
Peut-être le duel le plus important. Parce que Luka Modric est le patron du jeu croate, et que personne dans ce tournoi n’a encore trouvé le moyen de le freiner. Le milieu de terrain défensif turc sait qu’une bonne partie des espoirs de son équipe repose sur lui. Tiendra-t-il le choc? Titulaire pour la première fois contre les Tchèques (3-2), il ne compte que six sélections. L’effet de surprise jouera peut-être pour lui.
Nihat/R. Kovac
Si la Turquie a signé le meilleur scénario de la compétition contre les Tchèques, elle le doit en grande partie à Nihat. L’attaquant de Villarreal, 18 buts en Liga cette saison avec Villarreal, est l’âme de l’équipe. Redoutable buteur, il ne laissera pas passer autant d’opportunités que les Gomez, Linz ou Zewlakow, les derniers dont a dû s’occuper Robert Kovac. Le solide défenseur central croate n’a pas encore passé de test d’envergure dans cette compétition. Avec presque 400 matchs pros derrière lui, le frère de Niko Kovac a du métier.
Terim/Bilic
Le 4e arbitre devrait porter un casque bleu. Car en proposant ce duel, l’Euro s’est offert l’affrontement des deux entraîneurs les plus chauds du moment. Chemise ouverte sur le torse, bronzage «made in Antalya», Fatih Terim sera à trois mètres de Slaven Bilic, tronche de rockeur, cernes jusqu’aux genoux et boucle à l’oreille gauche. Si le Turc est un pro du coaching, comme face aux Tchèques, le Croate est du genre à vous décortiquer le jeu de l’adversaire, comme l’a montré la victoire face à l’Allemagne. Poker ou échec, choisissez votre camp.


















