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Autriche-Allemagne: petit match entre amis
EURO2008 – Personne n'en doutait vraiment, mais c’est désormais officiel: l'Allemagne verra les quarts. Mais battre la très faible Autriche (0-1) n’a rien d’un exploit. En attendant, les deux pays organisateurs restent à quai.A Vienne, Antoine Maes
Personne n’en doutait vraiment, mais depuis lundi soir, c’est désormais officiel: l’Allemagne verra les quarts. Mais battre la très faible Autriche (0-1) n’a rien d’un exploit. En attendant, les deux pays organisateurs restent à quai.
Vienne y a cru
Le combat des cousins germains, c’était un peu le match de la décennie pour les Autrichiens. En trois jours, la très culturelle Vienne s’est transformée en immense terrain de foot. Ils étaient 200.000 dans les rues de la capitale autrichienne à espérer un remake du «miracle de Cordoba». Le Prater y a cru une bonne mi-temps. L’attaquant allemand Mario «maladroit» Gomez, sur sa lancée des deux premiers matchs, a commencé par signer le plus beau raté de la compétition (4e).
Un poil écrasé par l’événement, les hommes d’Hickersberger ont doucement refait surface. En espérant un penalty pour une faute sur Hoffer (17e), puis sur des tentatives un brin désespérées de Aufhauser (20e) et Fuchs (35e). Des miettes de foot qui ont suffi au bonheur du Hernst-Happel Stadion.
Rouge pour les coachs, lucarne pour Ballack
A force d’assister au congrès mondial des passes ratées, les deux entraîneurs ont fini par faire le spectacle eux-mêmes avant la pause. Début d’embrouille sur les bancs entre Löw l’Allemand et Hickersberger l’Autrichien. Mais dans cet Euro, on ne rigole pas avec la discipline: expulsion pour tous les deux (40e). Et en tribune, Angela Merkel, la chancelière allemande, qui laisse son siège au sélectionneur de son pays.
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En rentrant aux vestiaires, Michael Ballack a dû retrouver la boîte à claques. Le meneur de Chelsea, d’une neutralité confondante dans ces trois premiers matchs, a dû en avoir marre de se faire tailler des croupières par toute la presse germanique. Alors il a posé la balle, et envoyé une grenade dans la lucarne de Macho (0-1, 49e). Merci, au revoir.
Du beurre pour finir
Assuré de sa qualification, l’Allemagne a laissé un peu d’air aux gentils Autrichiens. Il leur en aurait fallu beaucoup plus. Une domination sans occasion durant 45 minutes. Mention spéciale tout de même pour Ivanschitz et Korkmaz, les deux seuls vrais joueurs de l’équipe autrichienne. Il y a des moments où ils doivent trouver le temps très long.
L’Allemagne, elle, n’a pas joué à l’arrogante. En position d’attente, elle a passé toute sa seconde période à envoyer Klose (88e) et Podolski (54e) sur orbite. Même le vieil Oliver Neuville y est allé de son raté (93e). Comme ça, tout le monde est resté bon ami, et ira achever le stock de Brastwurst du parc du Prater.


















