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Il faudra l’union sacrée

Il faudra l’union sacrée

EURO2008 – Alors que des dissensions se font jour dans les rangs bleus...
Pierre Koetschet (à Châtel St-Denis)

Pierre Koetschet (à Châtel St-Denis)

Que reste-t-il de la grande maxime de 2006, «On vit ensemble, on meurt ensemble»? Pas grand-chose, si l’on en croit les rumeurs qui s’échappent du pourtant cadenassé hôtel Mirador Kempinski (à voir en images en cliquant ici).

Thuram qui chambre Benzema en l’appelant «Ben Arfa», le même Benzema qui se fait reprendre dans le vestiaire par Makelele pendant France-Pays-Bas, un duo Benzema-Ribery qui ne semble pas parler à grand monde dans le groupe. Malgré les assurances répétées de Raymond Domenech, sur le mode «le groupe vit bien», l’ambiance serait donc à la soupe à la grimace.

«Il y a trop de joueurs “trop vieux”, et trop de joueurs “trop jeunes”»


C’était pourtant le principal enjeu pour le staff de l’équipe de France: arriver à faire cohabiter deux générations (d’un côté les trentenaires, de l’autre, les moins de 23 ans) que tout semble de plus en plus opposer. «Il y a trop de joueurs “trop vieux”, et trop de joueurs “trop jeunes”, manquant d’expérience», a expliqué Guy Roux, sur la chaîne suisse TSR1. «Or ce sont souvent les joueurs intermédiaires qui font la différence à ce niveau, entre vingt-six et vingt-huit ans. Il n’y en a pas assez dans cette équipe.» Même analyse pour Arsène Wenger: «l'équipe française est coupée en deux, avec une génération de trentenaires et des joueurs d'environ 20 ans, et personne entre les deux.»
Même analyse pour Arsène Wenger:

C’était pourtant le principal enjeu pour le staff de l’équipe de France: arriver à faire cohabiter deux générations (d’un côté les trentenaires, de l’autre, les moins de 23 ans) que tout semble de plus en plus opposer. «Il y a trop de joueurs “trop vieux”, et trop de joueurs “trop jeunes”, manquant d’expérience», a expliqué Guy Roux, sur la chaîne suisse TSR1. «Or ce sont souvent les joueurs intermédiaires qui font la différence à ce niveau, entre vingt-six et vingt-huit ans. Il n’y en a pas assez dans cette équipe.» Même analyse pour Arsène Wenger: «l'équipe française est coupée en deux, avec une génération de trentenaires et des joueurs d'environ 20 ans, et personne entre les deux.»

«Ce sont les cadres, les anciens qui sont dépositaires du truc.»

Pour l’instant, Raymond Domenech s’est plutôt appuyé sur les anciens. «Tout se joue dans l’approche. Et ce sont les cadres, les anciens qui sont dépositaires du truc. A eux de faire», assure le sélectionneur, qui envisage publiquement de laisser les clés du camion aux jeunes pour le dernier match face à l’Italie. «Il existe une stratégie d'avenir, pour donner du temps de jeu à d'autres joueurs. Là, ce serait aussi l'idée de sacrifier la qualification pour dire: “On joue notre va-tout pour voir si ça marche avec une jeune génération”. Je n'ai pas tranché.»

«On va maintenant s'appuyer sur la bonne ambiance qui règne dans le groupe pour tenter de rebondir»

Il n’est bien sûr pas interdit de penser que Raymond Domenech plaisantait à moitié, et bien malin celui qui peut lire entre les lignes. Reste que l’idée a été publiquement lancée, et qu’elle suscite plus de questions qu’elle n’apporte de réponses sur l’état moral et physique des Bleus. Auront-ils le temps de panser leurs plaies et de rafistoler le groupe?

A la fin du match face aux Pays-Bas, Grégory Coupet confiait avec un désarmant sourire: «On va maintenant s'appuyer sur la bonne ambiance qui règne dans le groupe pour tenter de rebondir.» Espérons que ce ne soit pas la seule carte à disposition des Bleus.