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Les Français veulent encore croire qu’il n’y aura pas d’arrangement
EURO2008 – Non, les Pays-Bas ne laisseront pas gagner les Roumains...Pierre Koetschet (à Châtel St-Denis)
«On a tous pensé que les Pays-Bas réussiraient un beau coup en vidant la France et l’Italie, même si c’est pas logique de s’arranger au niveau international». Cette phrase de Sébastien Frey, le toujours honnête gardien remplaçant de l’équipe de France, lâchée à chaud dans l’étouffante zone mixte après le match face aux Pays-Bas, semblait bien résumer l’état d’esprit ambiant.
En gros: c’est mort, les oranges vont jamais résister à une tentation pareille. Evidemment, côté néerlandais, on se refuse complètement à cette éventualité: «Ce n’est pas dans notre mentalité de rentrer sur le terrain pour perdre, encore moins avec 15.000 supporters dans le stade et 20.000 dehors sans billets», assure Ruud Van Nistelrooy.
«On n’a fait deux supers matchs, mais ils n’auront servi à rien si on perd en quart»
La déclaration est louable, et n’engage que ceux qui y croit, mais impossible de retrouvez dans l’histoire un match volontairement balancé par une équipe néerlandaise. D’ailleurs, pour les «Oranje», l’essentiel est ailleurs: «On n’a fait deux supers matchs, mais ils n’auront servi à rien si on perd en quart», explique Robben. Car le football néerlandais est frappé d’un étrange complexe, celui du perdant magnifique: ces équipes qui produisent un jeu fantastique sans jamais s’imposer au final. Une situation que les joueurs de Marco Van Bastent veulent vraiment éviter. Or balancer le match face aux Roumains, c’est aussi casser la belle dynamique du début de tournoi.
Alors les Français y croient, ou font semblant. A la question, «Est-ce que vous y croyez vraiment?», Thierry Henry a d’abord hésité, la moue dubitative, puis a finalement lâché, pas super convaincu: «Mmmm… Il y a encore une chance. C’est pas seulement y croire, c’est qu’il y a une grosse possibilité pour qu’on se qualifie.»
Cela passe par une victoire face aux Italiens. Plus facile à dire qu’à faire, sans doute. «Il faut tout donner face aux Italiens pour ne pas avoir de regrets», réclame Willy Sagnol. Car ce serait bien le pire: que les Néerlandais, déjà qualifiés, fassent le boulot, et que la France n’arrive pas à se débarrasser de sa meilleure ennemie, la Squadra Azzura.
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