L’Espagne se moque de la manière
EURO2008 – Moins fringants que contre la Russie (4-1), l’Espagne est en quart après sa victoire contre la Suède (2-1), et la défaite des champions d’Europe grecs (1-0)…A Innsbruck Antoine Maes
En même temps, ils n’avaient qu’à pas commencer si fort. Après avoir pulvérisé la Russie, les Ibères se sont frottés aux rugueux suédois. Et se sont rendus compte que finalement, galérer un peu, ça ne peut pas faire de mal.
Parce que l’esprit est là…
Quand on s’appelle l’Espagne, planer pendant toute une phase de poule n’est jamais bon signe. Alors quand ils luttent un peu pour arracher une victoire contre la Suède, les Espagnols prennent ça du bon côté. «Pour gagner ce genre de compétition, il faut savoir souffrir. Et contre la Suède, on a montré qu’on savait souffrir. Ca ne sera pas toujours aussi facile que contre la Russie» analyse Fernando Torres. Son entraîneur fait plus bref, mais plus direct. «Bien sûr, on a souffert. Mais on été les meilleurs», balance Luis Aragones.
..Que Villa et Torres aussi…
L’air d’Innsbruck réussit aux Espagnols, qui ont marqué cinq buts en deux matches au Tivoli Stadion. Mine de rien, quatre de ces cinq pions ont été marqué par les deux attaquants de pointe, Fernando Torres et David Villa.. On en connait du côté de la Suisse à qui ça ferait envie… D’un côté, El Nino a débloqué son compteur. «Je ne sentais pas de pression particulière parce que je n’avais pas marqué contre la Russie» prévient tout de même l’attaquant de Liverpool.
Quant à David Villa, il est tout simplement devenu le meilleur buteur de la compétition en offrant la victoire à son équipe au bout des arrêts de jeu. «Ce but là vaut plus que les trois contre la Russie» explique le Valencian. Le calcul est juste, ce but là vaut deux points de plus.
…et qu’Aragones va pouvoir se tester une défense
La Seleccion gagne, qu’elle joue bien ou qu’elle manque un peu de jus. Maintenant qu’elle est officiellement qualifiée, et même assurée de terminer première, l’Espagne va pouvoir régler ce qui ne tourne pas rond. Il n’y a pas grand-chose, mais c’est voyant. La défense est en effet largement inférieure aux autres secteurs de jeu ibères.
A droite, Sergio Ramos est un fantôme, à gauche Capdevilla a oublié ce qu’était le marquage, et dans l’axe, Marchena et Puyol (blessé samedi soir) font ce qu’ils peuvent. Dans ce secteur, Aragones va peut-être essayer quelques changements lors du match «pour du beurre» contre la Grèce. Albiol, qui a remplacé Puyol contre la Suède, devrait s’installer dans l’axe. Pour le reste, tout est ouvert. Grand ouvert même…


















