Naples-PSG: Le groupe C est méga serré mais les Parisiens sont contents d'être maîtres de leur destin

FOOTBALL La défaite de Liverpool à foutu un bazar monstre dans le groupe du PSG en Ligue des champions...

William Pereira

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Réalisé sans trucage
Réalisé sans trucage — La Fatigue

De notre envoyé spécial à Naples,

La grande partie de mathématiques du Paris Saint-Germain en Ligue des champions a repris ses droits après 90 minutes intenses de football qui se sont conclues sur un joli 1-1 à Naples. Les deux formations ont été incapables de se départager à l’aller et au retour, et de ce fait, personne ne prend le large sur personne (les Italiens conservent une longueur d’avance). MAIS - et personne ne s’y attendait - Liverpool a eu l’excellente idée de se vautrer au Marakana contre l’Etoile Rouge de Belgrade (0-2) et de foutre encore plus le bazar dans ce groupe C démoniaque. C’est dur, mais les joueurs suivent. Marquinhos étale ses talents de comptable : « on sait qu’il y a deux équipes avec six points, nous avec cinq et Belgrade avec quatre. » Ou, comme l’appelle plus facilement Meunier, le 6-6-5-4.

Bazar total
Bazar total - Google

Cette déconvenue anglaise est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne, c’est que Paris est plus que jamais dans le coup pour la qualification pour la Ligue des champions. La mauvaise, c’est que l’Etoile Rouge ne pointe qu’à une longueur des Parisiens et que les ouailles de Tuchel peuvent encore faire pire qu’être reversés en Ligue Europa​. L’apocalypse est encore envisageable.

Destin en main

Mais du côté des joueurs, on n’a pas l’air de s’inquiéter plus que ça de cette situation ubuesque. On peut même dire que Kylian Mbappé prend son pied. « C’est bien, c’est bien ça nous met tout de suite dans le bain. Je préfère ça que gagner 7-0, 8-0 et arriver contre une équipe [en 8es] et pas être prêt », lance le champion du monde.

De fait, les champions de France semblent démesurément heureux parce qu’ils sont sortis vivants d’un déplacement périlleux. Du coup, au moment où tout le monde stresse pour leur poire, eux décompressent. « On est toujours en vie » se réjouissent ainsi Meunier et Mbappé. Thiago Silva développe :

« C’est la Ligue des champions, c’est toujours comme ça. Mais nous, on dépend juste de nous, si on gagne les deux matchs qui nous manquent contre Liverpool et Belgrade nous sommes qualifiés. »

C’était pourtant si simple ! Battre toutes les équipes qui croiseraient le chemin du PSG, pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt ? Quels sots nous faisons. Car oui, en dépit de leur manque de réussite total face aux grosses équipes de leur poule (deux nuls et une défaite), tous sont à peu près d’accord pour dire qu’ils sont dans une position confortable. « Sur le calendrier on n’est pas mal loti on a la chance de jouer Liverpool à domicile et après à Belgrade… Enfin, tu as gagné 6-1 à l’aller, tu peux pas aller là-bas et te dire ils peuvent nous surprendre. On doit aller là-bas pour la victoire et battre Liverpool à la maison et c’est là qu’on verra si le PSG a vraiment la carrure d’un grand de Champions League », régale le Belge. Et de poursuivre, sur le résultat du soir au San Paolo.

« Faut rester optimiste. Si tu commences à te lamenter après un match nul à Naples alors reste chez toi. Il faut pas être pessimiste faut vraiment garder la foi. »

Quitte à se faire taxer de pessimistes, autant aller au bout. En ne réussissant pas à arracher autre chose qu’un nul 1-1 en Italie, le PSG s’est mis en position de faiblesse par rapport au Napoli, qui, en cas d’égalité aux points avec les Parisiens, bénéficierait d’une meilleure différence de but particulière (confrontation directe). Et hop, une barrière de plus à franchir pour le pur-sang parisien. Jusqu’ici, tout va bien, mais malheur au vaincu. Un poncif pour finir. « Ce sera aussi décevant pour la Champions League que pour les supporters d’une de ces trois équipes si elle venait à être éliminée », termine le Belge. En espérant que ce ne soit pas Paris.