Snowboard: Pas de retraite pour Pierre Vaultier, qui finalement rempile... «Les JO de Pékin, c'est un coup à tenter !»

SNOWBOARD Le double champion olympique de snowboard cross Pierre Vaultier repart pour un cycle de quatre ans…

Propos recueillis par Jean Saint-Marc

— 

Pierre Vaultier a réussi à conserver son titre olympique à Pyeongchang.
Pierre Vaultier a réussi à conserver son titre olympique à Pyeongchang. — Patrick Seeger/AP/SIPA
  • A 31 ans, Pierre Vaultier remonte sur sa planche pour quatre saisons supplémentaires.
  • Le double champion olympique s'accorde tout de même deux années plus calmes avant de reprendre la préparation à fond. 

Il est rentré de Pyeongchang médaillé et, surtout, épuisé. Après le tourbillon olympique, Pierre Vaultier s’est reposé, chez lui, à Serre-Chevalier (Hautes-Alpes). A 31 ans, le snowboardeur a décidé de remonter sur sa planche pour quatre saisons supplémentaires, avec l’objectif de remporter une troisième médaille d’or à Pékin.

C’était une décision difficile à prendre ?

Le cheminement a été assez logique. J’avais vraiment besoin de me ressourcer après cette journée du 15 février, après ces Jeux qui m’ont pris tellement d’énergie.

A ce moment-là, vous parliez de retraite…

J’y ai réfléchi, je me suis demandé si je ne voulais pas passer à autre chose… Et puis ça s’est fait naturellement, au début du printemps : je n’ai eu aucun mal à retourner à l’entraînement. Il y avait encore la flamme, la passion. Je n’ai pas eu besoin de me mettre un coup de pied aux fesses. Et puis j’ai conscience que j’ai encore le potentiel pour faire de belles choses. Le volet physique va bien et le volet technique encore mieux !

Vous allez faire quatre saisons à fond ?

Non ! On a décidé d’aménager cela en 2+2 : deux ans pour lever le pied, voir un peu autre chose, et deux ans à fond dans la performance. Pendant deux ans, je n’irai pas sur toutes les étapes de Coupe du monde. Et quand j’y serai, ce sera sans obligation de résultat. Même chose sur les championnats du monde. Et à partir de 2020, je reprendrai à fond.

Les instances fédérales ont facilement accepté cette option ?

Ça a été décidé en coopération avec eux ! Les dirigeants m’ont bien facilité la vie en me disant que l’instrument fédéral était à ma disposition pendant deux ans, quels que soient mes objectifs. Par contre, pour 2022, il faudra se remettre très sérieusement au travail ! Si j’avais dit au DTN : « Je fais un 2+2 avec deux ans de gastronomie et deux ans de snow », ça ne l’aurait pas fait. Mais là, on est sur une ligne classique : je continue à pratiquer ma discipline à fond, à m’entraîner sérieusement. C’est un coup à tenter, je ne dis pas que ça va marcher, mais c’était le moment d’essayer.

Allez-vous profiter de ces deux années pour tester d’autres choses ?

Déjà, je n’ai jamais passé autant de temps à Paris que cette année. Je fais beaucoup de choses pour mes sponsors. Et j’ai surtout un gros projet vidéo qui est plutôt intéressant. Avec ce projet, qui se déroulera dans les Hautes-Alpes, je vais passer énormément de temps sur ma planche, peut-être même encore plus qu’une saison normale ! Je vais explorer de nouvelles dimensions de ma discipline, c’est passionnant !