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Eric Abidal: «Tu faisais une accélération et t'étais fatigué»

Eric Abidal: «Tu faisais une accélération et t'étais fatigué»

EURO2008 – Le défenseur des Bleus revient sur le match contre la Roumanie...
Propos recueillis par Pierre Koetschet (à Châtel St-Denis)

Propos recueillis par Pierre Koetschet (à Châtel St-Denis)

Au lendemain du match nul (0-0) face à la Roumanie, Eric Abidal revient sur la performance des Bleus.

Eric, comment vous sentez-vous après un tel match?

On est toujours un peu frustré. On aurait préféré commencer avec une victoire. On a su se créer pas mal d’occasions, on n’a pas trop subi leurs attaques. Il nous a manqué un but pour nous mettre à l’abri.

Vous pensez que vous avez eu assez d’occasions?

Si on peut se créer trente occasions on s’en crée trente, si on peut s’en créer que cinq… On a eu des occasions, mais on n’a pas su bien les négocier. Et quand c’est mal négocié, cela ne devient plus une occasion, voilà!

Pensez-vous que l’absence de Patrick Vieira a pesé, lui qui aime amener le jeu vers l’avant…

Jérémy a joué au même poste que Pat’. C’était un match pas évident pour tout le monde. On savait aussi qu’il ne fallait pas prendre de but. Le climat était différent de c qu’on a pu connaître. Tu faisais une accélération et t’étais fatigué. Il ne fallait pas se griller physiquement.

Vous n’êtes pas beaucoup monté. Est-ce en raison des consignes ou parce que vous ne l’avez pas senti?

Ce n’est pas une question de consignes. Monter pour monter, ça ne sert à rien. Je vais monter pour créer un décalage, mais à partir du moment où l’équipe en face est bien en place, je ne vais pas déborder dans les tribunes.

Comment jugez-vous votre propre performance?

Bien, bien. J’ai peut-être forcé des passes qui auraient pu être plus simple. Physiquement, ce n’était pas facile à la fin du match. Mais on n’est jamais satisfait de sa propre performance. On se dit toujours qu’on peut apporter plus. Sur le terrain, tu sais que si tu fais cette course-là au mauvais moment, tu mets ton équipe en difficulté. L’important, c’est nous, notre qualité de jeu.

Vous avez parfois attaqué à seulement 3 ou 4. Assez pour les déstabiliser?

On a les joueurs pour se projeter vite vers l’avant. Mais si on commence à tous se projeter, ça devient compliqué! C’était un match fermé, c’est pour cela qu’on ne les a pas trop mis en difficulté.