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Lilian Thuram: «Il faut craindre tout le monde»

Lilian Thuram: «Il faut craindre tout le monde»

EURO2008 – Conférence de presse du capitaine des Bleus avant Roumanie-France...
Propos recueillis par Pierre Koetschet

Propos recueillis par Pierre Koetschet

Roumanie-France, à suivre lundi en live-comme-à-la-maison à 18h

En tant que capitaine, en l’absence de Patrick Vieira, c’est Lilian Thuram qui s’est collé à l’exercice de la conférence de presse d’avant-match, avec un certain savoir-faire pour lâcher un minimum d’informations.

Lilian, vous souhaitiez qu’il y ait une forme de doute, pour éviter de sombrer dans la routine. Est-ce que vous avez réussi à l’installer?

Je ne sais pas, mais il est évident qu’en partant pour une compétition aussi difficile, il y a ce doute. La Roumanie est une grande équipe. Il y a une crainte de perdre, et c’est toujours une bonne chose.

Pour vous, quelle différence dans votre état d’esprit avec le France-Roumanie du 10 juin 96?

J’avais déjà oublié ce match. Après nous abordons le match avec une grande concentration, pour essayer de donner le meilleur de nous-mêmes. Après, arrive ce qui arrive, l’important c’est être concentré au maximum.

Ces derniers jours ont aussi été marqués par les inquiétudes concernant Patrick Vieira. Pouvez-vous nous en dire plus?

Sincèrement, je ne peux pas vous en donner, car je ne suis pas encore docteur. Qu’il y ait des petits problèmes physiques, c’est tout à fait normal. Que ce soit avant ou après la compétition, il y aura des problèmes. Après, c’est au groupe de bien gérer la situation.

Lilian, c’est votre septième phase finale. Par expérience, quel est l’état d’esprit idéal pour aborder un premier match?

Ce serait le doute qui peut aborder une équipe. Avec ce doute, vous avez toujours envie de faire les choses le plus correctement possible, car il y a cette crainte. Après, il n’y a pas de vérités. Après, il faut jouer compact pour avoir la chance de faire un bon résultat dès le départ.

Sidney Govou nous disait qu’il y avait des incertitudes concernant Thierry Henry. Qu’en est-il aujourd’hui?

Je ne sais pas. Hier, il ne s’est pas entraîné avec nous, et je ne sais pas s’il va commencer le match.

Un résultat d’égalité serait-il bon pour l’équipe de France?

Je ne sais pas, on verra à la fin de la compétition. Un match nul, ça peut être une bonne chose, mais c’est l’ensemble des matchs qui comptent, et les deux équipes vont jouer pour essayer de gagner.

Est-ce que vous ne craigniez pas plutôt les Pays-Bas et l’Italie que la Roumanie?

Non, la Roumanie est une très bonne équipe, elle a terminé première de son groupe devant les Pays-Bas. S’il y a une équipe à craindre, c’est peut-être elle. Dans cette compétition, toutes les équipes sont très fortes. Il faut craindre tout le monde.

Quel est le joueur le plus dangereux de la Roumanie?

J’ai eu la chance de jouer avec Adrian Mutu, c’est un très bon joueur, qui peut faire la différence à tout moment, sur les coups de pieds arrêtés. C’est un des plus grands joueurs européens. Je sais à quel point il peut être dangereux.