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Piotr Swierczewski: «L'équipe de Pologne, c'est tout le monde derrière et on joue le contre»
EURO2008•L'ancien international polonais raconte comment Leo Beenhakker a révolutionné la Pologne...Propos recueillis par Julien Debove
L’équipe de Pologne vue par Piotr Świerczewski, ancien joueur de Saint-Etienne, Bastia et Marseille
«L’équipe de Pologne, c’est tout le monde derrière et on joue le contre. Ce n’est plus comme en 82 où on avait fini 3e de la Coupe du monde en battant la France. À l’époque, on avait des joueurs très talentueux comme Boniek qui jouaient dans des grands clubs européens. L’équipe prenait alors beaucoup plus de risques en attaque. Aujourd’hui, les joueurs de l’équipe nationale partent à l’étranger pour être remplaçants. Parfois ils ne sont même pas dans le groupe.
«Beenhakker, un grand nom du football»
Avant l’arrivée de Leo Beenhakker, chaque entraîneur disait «On va attaquer. On va faire du pressing.» Mais la réalité, c’est qu’on n’est pas assez forts pour faire ça. Beenhakker, c’est un grand nom du football. C’est un bon tacticien et il sait s’adapter aux autres équipes. C’est quelqu’un qui a un bon contact avec le groupe. Les joueurs savent exactement comment il faut jouer.
Généralement ils évoluent en 4-5-1 ou en 4-4-2 avec deux milieux défensifs pour récupérer un maximum de ballons, un avant-centre et un attaquant qui joue en remise. On n’a pas vraiment de créateur. Celui qui s’en approche le plus, c’est le milieu gauche remplaçant de Wolfsburg (Allemagne), Krzynowek. En trois, quatre passes, on essaie de servir nos attaquants, notamment Smolarek, le joueur de Santander (Espagne), qui est un très bon technicien.
La Pologne devant le Portugal...
Sur le terrain et dans les vestiaires, les deux leaders du groupe sont Wichniarek et Jacek Bak, qui a joué en France et apporte toute son expérience à l’équipe. Je ne suis pas spécialement content de la manière avec laquelle l’équipe joue mais on a quand même fini premier du groupe devant le Portugal. Face à eux, on a défendu pendant tout le match et on a attendu la seule occasion pour marquer.»


















