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Les meilleurs ennemis de la terre

Les meilleurs ennemis de la terre

TENNIS – Nadal et Federer se retrouveront en finale de Roland dimanche pour leur troisième finale consécutive...
M. G.

M. G.

Au fil des années, il y a des rendez-vous du printemps dont on commence à avoir l’habitude. Le pont de l’Ascension, les impôts le 31 mai, la fête de la musique… Depuis trois ans, les Français ont compris qu’il leur faudrait dorénavant ajouter un événement à leur agenda: la finale entre Federer et Nadal à Roland-Garros.


Ces deux-là ne se quittent décidément plus sur la terre ocre de la Porte d’Auteuil. En 2006, Nadal l’avait emporté 1-6, 6-1, 6-4, 7-6. L’année dernière, encore une fois l’Espagnol avait surpassé le numéro 1 mondial 6-3, 4-6, 6-3, 6-4. Dimanche ce ne sera donc pas une belle. Plutôt, le dernier volet d’une trilogie à succès. Leurs affrontements furent en effet à chaque fois magnifiques pour le plus grand bonheur du public parisien heureux d’assister à ce sommet du tennis moderne.


Un Nadal en mode bulldozer


Cette année, le tirage au sort avait réservé un chemin que l’on promettait ardu pour Rafa. L’Espagnol a pourtant encore une fois régné sur ses terres avec la rage du guerrier. Il n’a lâché aucun set et n’a perdu que 37 jeux dont 12 grâce au talent du numéro 3 mondial, Djokovic, pourtant pulvérisé ce vendredi après-midi sur le Central. Et que dire des très bons joueurs de terre battue, Almagro balayé 6-1, 6-1, 6-1, et Verdasco éparpillé 6-1, 6-0, 6-2. Nadal est plus que jamais en forme pour défendre son bout de terre si précieux.


Inconstant Federer


Federer a éprouvé plus de difficultés à se hisser jusqu’à la finale. Le Chilien Gonzalez lui a pris un set et son niveau de jeu a parfois paru inquiétant, notamment sa fébrilité en revers et en coup droit. Deux coups qui lui ont valu de commettre de nombreuses fautes directes, notamment contre les deux Français, Benneteau en 1/8es de finale et Monfils en demi. Mais cette année, le Suisse a paru adopter un jeu plus tactique, en patientant plus longtemps en fond de court avant de décocher ses attaques. Et puis, malgré les quelques accrocs dans son parcours, Roger Federer est une nouvelle fois fidèle au rendez-vous de son meilleur ennemi Nadal. N’est-ce pas l’essentiel? «Je suis là où je voulais être, en forme physiquement et il me reste à battre Rafael. C’est un défi très excitant pour moi», a déclaré le numéro 1 mondial à la sortie de sa demi-finale. Et pour nous donc…

>>> Une finale à suivre en live-comme-à-la-maison sur 20minutes.fr