Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Rafael Nadal retrouve sa finale

Rafael Nadal retrouve sa finale

TENNISNadal a renvoyé Djovic à la maison 6-4, 6-2, 7-6 (7-3)...
Matthieu Goar

Matthieu Goar

Pour la quatrième année consécutive, Rafael Nadal disputera donc la finale de Roland-Garros. A défaut d'être écrite, cette histoire était prévisible. L’Espagnol n’a en effet pas l’habitude de faillir sur ses terres. Numéro 3 mondial ou pas sur sa route, il trace son destin à la hargne. Au talent aussi.


Revivez le live-comme-à-la-maison


L’Espagnol a gagné les trois premières éditions de Roland auxquelles il a participé et encore une fois, il faudrait une rencontre du 3eme type pour qu’il n’arrache pas le trophée dimanche. Au vu des performances de «Rafa» cette année, rares sont ceux qui misent sur une victoire de Federer. Tout le monde en rêve mais personne n’évoque une possible surprise de Monfils. Nadal est trop fort.


Avant sa demie contre Djokovic vendredi après-midi, il n’avait pas perdu un set. Tout juste avait-il concédé 25 jeux en 6 matchs. Encore tout en vert face à Djokovic, Hulk n’a toujours pas lâché une manche, il a seulement laissé 12 jeux à son adversaire. Autant dire une broutille à ce niveau de la compétition.


Djokovic enfoncé


Et pourtant en face, il y avait un numéro 3 mondial qu’on disait en pleine forme cette saison. Mais face à Nadal, passé maître dans l’art de faire déjouer ses adversaires à force de les asphyxier sous ses coups de pilon, Dkokovic s’est littéralement liquéfié dans le deuxième set avant de réagir à l’orgueil en fin de match. «Il est incroyablement efficace sur les points importants, c’est vraiment difficile de le déborder surtout sur le court central, plus lent que les autres», a analysé le Serbe visiblement abattu après le match.


Tout au long du premier set, mené au score et breaké, Nole n’avait pas abdiqué mais il subissait sans pouvoir réagir. L’affrontement entre les dauphins de Federer fut parfois de toute beauté. Deux styles dressés l’un contre l’autre: l’extrême concentration de Djokovic face à la furie de Nadal.


Dans ce défi de cadors, le moindre retour un peu court était synonyme de KO. A 5-3, 15-30, les deux joueurs échangèrent une balle sublime conclue par une amortie parfaite de Djokovic mais Nadal au bout d’une course de folie, réussit à la remettre. Sur les deux coups suivants, il enlevait le set et Djokovic perdait le moral. Deux fois breaké pendant la deuxième manche qu’il perdit 6-2, il fut l’ombre de lui-même. Il faut dire que Nadal ne lui laissait pas beaucoup de place sur sa terre battue: en deux sets, le Serbe n’obtint q’une balle de break qu’il manqua.


Nadal au mental


Heureusement pour le public du Central, Djoko ne se laissait pas couler si facilement malgré ses deux breaks de retard au début du troisième set. Revenu à 3-2, le Serbe, grâce à son revers à deux mains enfin retrouvé, matraqua le coup droit de l’Espagnol presque repoussé derrière sa ligne de fond.


Sans doute le plus beau jeu de la partie. Rien n’y fit. Nadal sauva dans un premier temps toutes les balles de break avant d’être poussé au tie break où il pulvérisa le numéro 3 mondial après une belle de match superbe. Deux sursauts d’orgueil serbes au milieu de la tempête espagnole. Décidément trop peu pour chatouiller le géant vert.


Dans les travées du Central, une seule question après cet éparpillement de Djoko façon puzzle: Monfils a-t-il vraiment envie de rencontrer le diable vert, maître de la terre parisienne dimanche? Réponse dans quelques heures...