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VOILEComment les skippers se préparent à traverser l’Atlantique

Route du Rhum: Petits dodos et bouffe sous vide... Comment les skippers se préparent à traverser l’Atlantique

VOILEPlus de 120 concurrents vont prendre le départ de la traversée en solitaire le 4 novembre à Saint-Malo. Un record pour les 40 ans de la course...
Quelques humeurs lors du départ de la Route du Rhum en 2014.
Quelques humeurs lors du départ de la Route du Rhum en 2014. - J. S. Evrard / Montage PicMonkey
Camille Allain

Camille Allain

L'essentiel

  • La 11e édition de la Route du Rhum s’élancera de Saint-Malo le 4 novembre.
  • 124 skippers prendront le départ de la course transatlantique en solitaire. Un record pour les 40 ans de l’événement.
  • A moins d’un mois du départ, plusieurs skippers ont accepté d’expliquer leur préparation.
  • Certains dorment moins, d’autres passent leur temps sur leur bateau. A chacun sa recette.

«Je déteste courir, je n’y vais jamais. Je fais un peu de vélo mais c’est tout. ».Niels Boyer ne se cherche pas d’excuse. A moins d’un mois du départ de la Route du Rhum, le benjamin de la course transatlantique ne perd pas son temps à se forger un physique de décathlonien. Du haut de ses 22 ans, il préfère habituer son corps à dormir très peu, lui qui passera sans doute une vingtaine de jours en mer.

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Le Malouin appelle cela la « rupture de sommeil social ». « On doit changer de rythme de vie, habituer son corps à dormir moins longtemps ». Depuis quinze jours, il se couche vers 20h mais se réveille une heure et demie plus tard. Il recommence plus tard dans la nuit, puis se contentera de petites siestes de 15 minutes ici et là dans la journée. « On doit trouver le sommeil rapidement. Moi, je m’endors en trente secondes », détaille Nils Boyer, qui naviguera sur Le choix funéraire, un monocoque de 50 pieds.

« Je dors comme un bébé jusqu’au dernier moment »

Mais tous les concurrents n’appliquent pas le même régime. Certains, plus expérimentés, peuvent « passer du mode terrien au mode marin en quelques minutes ». C’est le cas de Luc Coquelin, l’un des plus fidèles du Rhum, qui prendra le départ de sa sixième édition à bord de Rotary/La mer pour tous. « C’est une nouveauté à chaque fois. Mais je n’ai pas vraiment besoin de me préparer ». Adapter son sommeil ? « Je dors comme un bébé jusqu’au dernier moment ». Faire du sport ? « Je navigue presque tous les jours donc ça m’entretient. J’ai 60 ans, je préfère me préserver ». Quant à son alimentation, elle est « saine toute l’année ». « Mais à bord, ce sera des plats lyophilisés ».

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A moins d’un mois du départ, le navigateur breton aujourd’hui installé en Guadeloupe se paye même le luxe d’être prêt. « Juste quelques détails à régler ». Quand d’autres sont toujours au charbon. Dernier qualifié de cette 11e édition, Erwan Thibouméry (Gold.fr pour Bioniria) n’a pas eu le temps d’adapter son rythme de sommeil. Plombé par un démâtage en avril, il a passé ses jours et ses nuits à bricoler son multicoque. « J’ai soigné le bateau plus que le bonhomme. Ma préparation, elle s’est faite à bord du cata, sur le port de Lorient. J’ai poncé, peint, bricolé. J’ai connu de grosses chaleurs et des intempéries, ce n’était pas simple. »

Dormir au milieu de l’océan

Adepte du vélo, de la natation et de la course à pied, le skipper malouin est un habitué des transatlantiques. Mais ce sera sa première traversée en solitaire​. « C’est surtout au début que ça va être compliqué. On ne peut pas dormir les premiers jours à cause de la proximité des côtes et du trafic. Ce sera plus facile quand on sera au large ». Quand il sera au milieu de l’Atlantique, le navigateur prévoit de dormir 1h30 à deux heures d’affilée. Une vraie grasse matinée.

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