OM-Caen: Les Normands «ragent un peu...» Le VAR a-t-il pris les bonnes décisions?

FOOTBALL On a encore beaucoup parlé d'arbitrage, ce dimanche, dans les travées du Stade Vélodrome. Mais Rudi Garcia n'y est pour rien... 

Au stade Vélodrome, Jean Saint-Marc

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Insérez ici la blague de votre choix avec l'expression «troisième bras.»
Insérez ici la blague de votre choix avec l'expression «troisième bras.» — C. Paris / AP / SIPA
  • Après avoir battu Caen (2-0) pour le compte de la neuvième journée de Ligue 1, l'OM retrouve provisoirement le podium.
  • Désormais quinzièmes du championnat, les Caennais ont protesté contre les décisions de l'arbitre. 

« Oh put***, il lui a mis une droite. » OK, c’est mal de jurer. OK, on s’est complètement égaré, en voyant cette altercation entre Payet et Baysse, à la 66e minute d'un OM-Caen facilement remporté par Marseille ( 2-0). On s’est égaré, mais on n’a pas été les plus vulgaires, sur le coup :

Récapitulons, calmement, et sans gros mot. A terre, Gustavo s’arrache pour un ballon, Emporté par son élan, Guilbert lui colle un coup de pied dans le ventre. Le Brésilien se relève et vient au contact. Baysse surgit, Payet aussi. Des mots volent, le capitaine marseillais bouscule le Caennais, qui tombe, disons-le, d’une façon assez ridicule. Comme une maîtresse d’école qui a la flemme d’entendre la rengaine du « c’est lui qui a commencé », Benoît Millot dégaine alors quatre cartons jaunes, un pour chacun.

Mercadal ne veut pas qu’on l’appelle Calimero

« Sur le coup, je comprends sa décision. Il calme tout le monde », apprécie l’entraîneur caennais Fabien Mercadal. Il valide moins, en revanche, les nombreux recours à l’arbitrage vidéo. « On vient de revoir les images dans le vestiaire, et je vous avoue qu’on rage un peu sur ce penalty qui n’est pas sifflé sur le centre de Guilbert. »

C’était à la 10e et ça ne fait aucun doute, Ocampos a bien touché le ballon du bras. L'arbitre central, Benoît Millot, est allé lui-même vérifier les images sur l’écran de contrôle, sans faire appel au VAR. Il a décidé que la main n’était pas volontaire. « J’ai un énorme respect pour le corps arbitral, je le dis avant d’être taxé de Calimero, mais il n’a pas été équitable sur le visionnage de la VAR », reprend Mercadal, soutenu par son président, Gilles Sergent :

« 55.000 personnes dans le Vélodrome qui poussent, ça fait pression… Y compris sur l’arbitre. Il y a trois interventions du VAR, les trois fois, elles nous sont défavorables. »

Si vous avez lu attentivement, vous avez bien compris que le VAR (le Monsieur dans le camion) n’est pas intervenu sur la main d’Ocampos, gérée directement par Millot (le Monsieur sur la pelouse) ni pour le début de baston. Trois interventions, donc :

  • 11e : pas de penalty pour l’OM après un léger tirage de maillot de Baysse sur Mitroglou.
  • 36e : pas de hors-jeu d’Ocampos sur le but inscrit, de la tête, par le Grec. Ocampos était en position de hors-jeu et se trouvait proche du gardien caennais, mais le VAR a jugé qu’il ne faisait pas action de jeu, c’est-à-dire qu’il était trop loin de Brice Samba pour gêner son appréciation de la trajectoire du ballon.
  • 89e : pas de but après que Djiku a repoussé le ballon dans les filets de Mandanda avec le haut de l’avant-bras.


« Est-ce que l’épaule, c’est la main ? » s’est interrogé le défenseur Caennais. On n’est ni médecin, ni arbitre, mais on peut assez tranquillement avancer que la réponse est oui. On peut aussi trancher le débat : avec l’arrivée de l’arbitrage vidéo, Rudi Garcia est-il sevré de son addiction aux polémiques sur les hommes en noir ? Oui là aussi... Mais quand ça finit bien pour l’OM. RG dans le texte : « C’est un football beaucoup plus juste, car les arbitres peuvent corriger ou confirmer leurs décisions. Et en cas de litige, l’arbitre central reste le seul maître à bord. C’est ce qu’on a vu ce soir. »