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Face à Caen, l'OM retrouve sa zone de réconfort

OM-Caen: Au Vélodrome, face un adversaire plus que moyen, Marseille retrouve sa zone de réconfort

FOOTBALLL'OM remonte (provisoirement) sur le podium de Ligue 1, en battant assez facilement (2-0) un adversaire assez moyen (Caen)...
Au stade Vélodrome, Jean Saint-Marc

Au stade Vélodrome, Jean Saint-Marc

L'essentiel

  • Après un match nul décevant à Limassol et une défaite humiliante à Lille, l'OM a battu Caen (2-0), ce dimanche après-midi, au Vélodrome.
  • Florian Thauvin et Dimitri Payet ont brillé. Kostas Mitroglou un peu moins, mais il a marqué : c'est déjà ça.

Caen vient le début de l’automne, Marseille se rassure. La visite des Normands au Vélodrome, en novembre 2017, avait permis à l’OM d’oublier le high-kick de Patrice Evra. Celle de cette année réconforte les Olympiens au sujet de la solidité de leur défense, de l’union du vestiaire et de l’état de santé des troupes. Marseille a battu Caen (2-0), sans trop trembler. L’OM chasse les nuages qui planaient sur la trêve internationale.

« On a retrouvé notre cohésion, surtout à la récupération du ballon, au pressing. Et on réussit à conserver la balle, à ne pas la perdre tout de suite », se réjouit Bouna Sarr. Il est vrai que les déboires défensifs de ces dernières semaines n’étaient pas le seul fait des défenseurs. Rudi Garcia embraye : « Tous les joueurs ont bien protégé Steve [Mandanda], qui fait un très bel arrêt sur la seule occasion de Caen »

Les Caennais ont « senti qu’ils doutaient »

En creux, l’entraîneur marseillais rappelle que l’opposition était faiblarde, ce dimanche après-midi, au Vélodrome. Et elle a failli revenir dans le match, avec une manchette de volleyeur d’Alexander Djiku (89e), fort logiquement annulée par le VAR. Pendant ces quelques secondes de flottement, Fabien Mercadal « a bien senti que l’OM était encore une équipe qui doute, même s’ils ont fait un bon match, avec un grand Thauvin ! »

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L’intéressé, agacé que supporters et suiveurs s’interrogent sur son absence à Limassol, a filé sans un mot. Comme le dit le poncif, il a répondu sur le terrain, avec un joli but de soliste. L’international français est allé chourrer le ballon dans les pieds de Mitroglou, avant d’ajuster Samba de sa « spéciale » (45e). Ce vol de caviar avec préméditation sera toutefois jugé avec indulgence par les fans du Grec : dix minutes plus tôt, Thauvin lui offrait, d’un bon centre, l’opportunité de sauver son match d’une tête à bout portant (36e).

Le capitaine Payet n’est plus abandonné

« On était dans notre jardin : être poussé par 56.000 personnes, ça aide… Il va falloir progresser à l’extérieur », rappelle Rudi Garcia, à raison : l’OM n’a gagné qu’un match en cinq déplacements. Et Dimitri Payet « aurait bien aimé avoir deux ou trois points de plus pour la trêve. » Mais on l’a senti soulagé.

Lassé par les replis défensifs approximatifs de certains et la combativité intermittente d’autres, Payet voulait que le vestiaire « lave son linge sale en famille ». Officiellement, c’est chose faite. « On a eu des discussions, sans tension, mais de vraies discussions », assure-t-il. Le capitaine n’est plus abandonné.