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Athlétisme: «Bolt affrontera Gay et Powell à Paris»
INTERVIEW – Le directeur du meeting Gaz de France de Paris Saint-Denis promet un cent mètres royal au Stade de France, le 18 juillet…Propos recueillis par Romain Scotto
Pour le directeur du meeting Gaz de France, qui se tiendra au Stade de France le 18 juillet, la présence du nouveau recordman du monde sur 100m (9’72) est largement envisageable. Il promet un match à trois royal avec Asafa Powell et Tyson Gay.
A-t-on une chance de voir Usain Bolt courir à Paris?
C’est largement envisageable et surtout envisagé. Je suis catégorique. Gay et Powell seront là, c’est acquis. Et nous faisons tout ce que nous pouvons pour attirer le nouveau recordman du monde. Nous sommes sur le coup.
«L’Equipe» a évoqué un cachet de 90.000$ pour l’attirer…
Disons qu’ils sont bien renseignés… Nous ne disposons pas d’un budget «stars», mais d’un budget global qui nous permet de proposer un très beau plateau.
D’ici à juillet, les enchères pourraient-elles monter?
Mais pourquoi? Quels autres meetings pourraient l’attirer d’ici à Pékin? Il va courir en juin à Ostrava parce qu’il est sous contrat, puis chez lui pour les sélections jamaïcaines. Et le premier meeting qui pourra l’accueillir après ses sélections, c’est Gaz de France. A cette époque-là, on n’a qu’un seul concurrent, et ce n’est pas un meeting. C’est l’Euro de football.
Vous ne craignez pas que les trois sprinters choisissent de s’éviter avant les Jeux?
Je ne crois pas. Ce n’est pas ce que leurs managers nous ont dit. Gay est OK depuis longtemps. Powell aussi. A New York, nous avons discuté avec le manager d’Usain Bolt, qui est très optimiste. On est aussi aidé dans notre démarche par l’IAAF, parce que nous sommes un meeting de Golden League. En dehors des grands championnats, c’est la vitrine de l’athlétisme. Et elle ne peut l’être que si les grandes stars sont là.
Le meeting ne se résume donc pas à 10 secondes de spectacle?
Bien entendu. De nombreux grands ont confirmé leur participation, à l’image de Dyron Robles, Jeremy Wariner, Suzanna Kallur, Sanya Richards, mais aussi les Français Romain Mesnil, Salim Sdiri, Christine Arron, Marc Raquil ou Leslie Djhone.
Et Oscar Pistorius?
Non. Pour la seule raison qu’il faudrait monter un 400m B, comme le meeting de Rome l’avait fait l’année dernière. Il n’a pas sa place dans la course que nous proposons. Le niveau est trop relevé.


















