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République tchèque: la vie sans Rosicky
EURO – L'équipe nationale diminuée…Romain Scotto
La République Tchèque aborde la compétition sans son meilleur joueur, blessé à un genou.
Plus qu’une absence, un vide. La République Tchèque sans Rosicky, c’est un peu comme la France 98 sans Zidane, l’Espagne sans Fernando Torres ou l’Allemagne sans Ballack… Une équipe amputée de son meilleur joueur et, en l’occurrence, de son maître à jouer. Touché à un genou en janvier dernier avec son club d’Arsenal lors d’un match de coupe d’Angleterre face à Newcastle, le «petit Mozart», oblige donc son sélectionneur à réviser son plan de jeu pour l’Euro.
Lors de l’annonce de sa liste de joueurs, tout le pays glosait sur le possible successeur de Rosicky. au poste de numéro 10. Pavel Nedved, pourtant retraité, était même pressenti pour effectuer son retour en sélection. Mais Karel Brückner, le sélectionneur en poste depuis 2002 en a décidé autrement. Pas remplacement poste pour poste. Il préfère s’appuyer sur les joueurs qui ont qualifié la sélection, à l’image de Jarolim ou Sionko.
Une équipe dans l’inconnu
Lors des matches amicaux du début d’année, Karel Brückner a eu l’occasion de tester son équipe sans son meneur de jeu habituel. Mais à la veille d’affronter la Suisse en match d’ouverture du tournoi, les demi-finalistes du dernier Euro se trouvent toujours dans l’inconnu.
D’autant que plusieurs autres joueurs cadres de la sélection n’abordent pas la compétition dans les meilleures conditions. Outre Milan Baros, soucieux de profiter de sa vie nocturne, Marek Jankulovski et Radoslav Kovac se remettent tout juste de blessures. Enfin, malgré leur faible temps de jeu cette saison, certains joueurs à l’image de Rozehnal ou Koller restent incontournables dans le onze national.
Affaiblis par rapport à 2004, ils comptent désormais sur de nouvelles têtes pour briller. Leur salut pourrait venir de Vaclav Sverkos, meilleur buteur du championnat national, décrit par Brückner comme «un attaquant très talentueux dont la présence en sélection est loin d’être une surprise». Ou encore le jeune attaquant de Francfort, Martin Fenin (20 ans), convoité par la Juventus. Qui sait si la République Tchèque ne tient pas là les successeurs de la génération 96?
Le scénario rêvé: Rosicky n’est pas sur le terrain mais sa seule présence dans les tribunes transcende ses coéquipiers. Baros enfile les buts et conduit son équipe en finale où ils affrontent les Bleus. Comme en 1996, la rencontre se joue aux tirs aux buts. Dans le rôle du tireur maudit, Sydney Govou remplace Reynald Pedros et offre aux Tchèques une victoire inespérée.
Le scénario cauchemar: sortie de son groupe grâce à une meilleure différence de but que la Suisse, les Tchèques affrontent l’Allemagne en quart de finale. Lors de la séance de tirs aux buts, Milan Baros tente la spécialité locale. Une Panenka. Dans le but, Jens Lehmann n’est pas Sepp Maier. Les Tchèques sont éliminés.


















