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Les Polonais en bizuths

Les Polonais en bizuths

EURO – Vont-ils enfin briller lors d'une phase finale?…
Romain Scotto

Romain Scotto

Pour leur première participation à l’Euro, les joueurs de Leo Beenhakker tenteront de confirmer les belles promesses entrevues lors des éliminatoires.


Depuis plusieurs années, l’Espagne fait souvent office de championne du monde des matches amicaux. Dans cette catégorie, la Pologne, pourrait être son dauphin. Car la sélection de Leo Beenhakker a pris l’habitude de briller dans les rencontres sans enjeux. Mais aussi lors des phases éliminatoires des grandes compétitions. Deuxièmes de leur groupe de qualification du dernier mondial, les Polonais ont terminé cette fois-ci en tête de leur groupe, coiffant au passage le Portugal et la Serbie.


Il s’agit maintenant de confirmer en phase finale. Jamais, au cours de son histoire, l’équipe nationale n’a foulé la pelouse d’un Euro. Elle s’est déjà montée sur la troisième marche d’une Coupe du Monde, en 1974 et 1982. Depuis, plus rien. La dernière sortie des rouge et blanc en tournoi officiel, il y a deux ans s’est soldée par une élimination prématurée, dès la phase de groupe.

Beenhaker, le faiseur de miracles


Pour ne pas connaître le même sort, la Pologne s’est donné les moyens de ses nouvelles ambitions. Elle a nommé à la tête de sa sélection celui que l’on présente comme un faiseur de miracle depuis qu’il a conduit certaines équipes exotiques jusqu’en phase finale de Coupe du Monde. «Don Leo», est désormais une icône en Pologne. L’archevêque de Gdansk, a même plaidé pour la hausse de son salaire, alors que certaines rumeurs le plaçaient à la tête du Mexique.


Mais Leo est resté. Il emmène une sélection composée en grande partie de joueurs locaux, désireux de se faire un nom au-delà des frontières de leur pays. Mais aussi quelques têtes d’affiche, expatriées dans les grands championnats européens, à l’image du gardien du Celtic, Athur Boruc et du buteur de Santander, Ebi Smolarek.


De l’aveu même de leur sélectionneur, les novices polonais aborderont la compétition sans complexes. En espérant profiter de leur statut d’outsider. Après tout, le Danemark et la Grèce ont bien soulevé le trophée dès leur première participation.


Le scénario rêvé: la qualif, c’était déjà un rêve.


Le scénario cauchemar: lors d’un quart de finale assez inattendu face à la Turquie, le gardien polonais, Arthur Boruc, se fend d’une nouvelle provocation christique dans les arrêts de jeu, alors que son équipe est menée 2-1. Les 700 supporters turcs envahissent le terrain et forcent l’arbitre à arrêter la rencontre. Condamnant l’affront de Boruc, l’UEFA entérine dès le lendemain le résultat du match. La Pologne paie cher le fanatisme de son gardien.