HBC Nantes: «Peut-être que nous sommes un peu fous...», avoue le président Pelletier

INTERVIEW Le HBC Nantes annonce le titre de champion de France comme objectif cette saison...

David Phelippeau

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Gaël Pelletier, le président du HBCN.
Gaël Pelletier, le président du HBCN. — HBCN
  • Le président du HBC Nantes annonce la couleur : sa formation vise le titre de champion de France cette saison.
  • Les Nantais retrouvent avec plaisir le palais des sports de Beaulieu qui était en rénovation depuis deux ans.

Le HBC Nantes est de retour dans son « palais ». Après avoir quitté Beaulieu il y a deux saisons, les Nantais reviennent pour la première fois en match officiel (en championnat, contre Dunkerque, ce jeudi, à 20 h 45) dans leur salle rénovée. Un nouvel écrin pour un nouvel objectif très ambitieux. Entretien avec le président nantais Gaël Pelletier.

Est-ce vrai que vous visez le titre de champion de France cette saison ?

Oui. Le HBC Nantes est vice-champion d’Europe. L’année dernière, on a fini 3e et l’année d’avant 2e. Si on avait fini avec le même nombre de points la saison dernière qu’il y a deux ans, nous aurions été champions. Ce n’est pas utopique que de penser qu’on peut y arriver. A travers cette annonce, on dit clairement ce vers quoi on veut aller. On doit néanmoins gagner en régularité et être plus concentrés sur des matchs plus accessibles. Il y a des défaites ces deux dernières saisons qu’on n’aurait pas dû avoir. On a fait 2e puis 3e, on n’a pas fait 1er et c’est notre objectif.

Problème, votre bête noire Montpellier est toujours là…

Oui c’est la bête noire. Assez vite, on saura si Montpellier est aussi fort que la dernière [confrontation à Beaulieu fin septembre]. Mais, ça se joue souvent sur un coup de dés, tout est possible contre eux comme contre Paris.

Vous dites pourtant souvent que le PSG est intouchable…

Peut-être que nous sommes un peu fous. Malgré le budget du PSG, on voit que sur une saison, on est en capacité de les concurrencer. On n’est jamais si loin que ça. Il faut être ambitieux sinon on va faciliter la tâche de Paris. En toute logique financière et d’expérience, le PSG sera champion et Montpellier 2e. Mais, ça, c’est en toute logique, après…

Y a-t-il une peur de stagner ?

Si on doit plafonner en étant 2e du championnat, vice-champion d’Europe et gagner une Coupe, il y a pire comme stagnation. Il y a une volonté sportive de continuer à grandir. Quand on arrive aussi proche de la réussite finale, il y a plus de chances de redescendre que de continuer à monter. C’est pour ça qu’on annonce l’objectif du titre cette saison.

Vous avez misé sur une vraie stabilité cette saison en attendant…

On a très peu bougé. On a essayé de profiter des malheurs qu’on a eus la saison dernière. On a eu beaucoup de blessés donc on a anticipé les recrutements [Guillo et Lie Hansen] il y a déjà quelques mois. On part avec un petit avantage peut-être par rapport aux années antérieures car la base du jeu est là depuis six mois. On espère que ça va nous mettre à l’abri de certaines contre-performances.

Quel objectif en Ligue des champions ?

A moins un quart de finale. C’est peut-être trop ambitieux d’annoncer qu’on veut retourner au Final Four​.

Vous avez l’air heureux d’avoir retrouvé le Palais des sports de Beaulieu ?

Ça nous plaît à double titre : on a une capacité supérieure à ce qu’on avait à la Trocardière [de 4.500 à près de 5.800] et un vrai plaisir à retrouver une salle dans laquelle on a connu les meilleures ambiances et le meilleur feed-back en termes d’écho. Par ailleurs, on est le gestionnaire de cette enceinte donc cela va nous permettre de développer une économie hors de nos matchs à travers les salons de convivialité (diffusion de matchs quand on est à l’extérieur, formations, séminaires etc.)

Remplir une salle de plus de 5.500 à chaque match, c’est un sacré défi non ?

On a une capacité totale autorisée de 5.800 places. C’est un bel enjeu. En même temps, le développement du HBCN doit permettre de continuer à augmenter l’engouement autour du club. En fin de saison dernière, je suis persuadé que nous aurions rempli une salle de 5.800 places.

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