ÖzilGate: Le patron de la Fédération allemande de foot reconnaît une erreur

MEA CULPA Le chef de la Fédération « regrette beaucoup » que le rappel à l’ordre adressé à Özil dans l’affaire Erdogan

C. Ape. avec AFP

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Reinhard Grindel le patron de la Fédération allemande de foot (DFB)
Reinhard Grindel le patron de la Fédération allemande de foot (DFB) — Revierfoto/action press/SIPA

Sous le feu de la critique, le patron de la fédé allemande de foot (DFB) a regretté ce jeudi de ne pas avoir défendu Mesut Özil, cible de propos racistes après une rencontre avec le président truc.

Reinhard Grindel a été directement mis en cause dimanche par le milieu de terrain d’origine turque qui a claqué la porte de la Mannschaft en dénonçant le racisme dans la fédération, estimant notamment avoir été malmené par le DFB pour sa rencontre controversée avec Recep Tayyip Erdogan.

Dans un communiqué, le chef de la Fédération « regrette beaucoup » que le rappel à l’ordre adressé à Özil dans l’affaire Erdogan « ait été détourné pour des discours racistes ».

Regrets et appels à démission

« En tant que président, avec le recul, j’aurais dû dire sans aucune ambiguïté ce qui est une évidence pour moi et pour toute la Fédération : toute forme de harcèlement raciste est insupportable, inacceptable et intolérable », a-t-il écrit.

Reinhard Grindel, comme la Fédération avant lui cette semaine, a en revanche rejeté en bloc les accusations de racisme portées contre lui par Mesut Özil dans son long communiqué dimanche. Il n’a pas non plus présenté d’excuses au milieu de terrain d’Arsenal, actuellement à Singapour avec l’équipe londonienne.

Face à de premiers appels à la démission, Reinhard Grindel était dans une position d’autant plus inconfortable que l’Allemagne et la Turquie sont candidates pour l’organisation de l’Euro-2024 dont l’attribution sera annoncée fin septembre.

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