GP de France: Après dix ans d'absence, la F1 redevient attractive pour le public français

FORMULE1 La Formule1 fête son grand retour ce week-end au circuit du Castellet, après dix ans d'absence... 

Adrien Max

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Les Formules 1 vont faire leur retour en France ce week-end, après 10 ans d'absence.
Les Formules 1 vont faire leur retour en France ce week-end, après 10 ans d'absence. — Claude Paris/SIPA
  • La Formule 1 revient ce week-end en France, au circuit Paul Ricard du Castellet après 10 ans d'absence. 
  • L'attrait pour la Formule 1 n'a cessé de baisser ces dernières années. 
  • Mais des signaux positifs redonnent espoir à la Formule 1 de retrouver ses plus belles heures. 

Le grand retour de la Formule1 en France. Près de 150.000 personnes sont attendues ce week-end sur le  circuit Paul Ricard du Castellet, pour le retour de la Formule1 en France. Pendant ces 10 ans d’absence, la discipline semble avoir quelque peu disparu des conversations, à l’image des rendez-vous familiaux du dimanche après-midi devant les départs. Pourtant, à la vue du nombre de personnes attendues ce week-end dans le Var, la F1 semble continuer de faire vibrer certains passionnés.

« C’est vrai qu’après 2008, date du dernier GP de France, il y a eu un désintérêt du public pour diverses raisons. Notamment l’arrêt de l’écurie Renault qui s’est retiré du circuit pendant plusieurs années, mais aussi le creux de pilote français pendant une certaine période », explique Alain Pernot, auteur de GP de France, un siècle en histoires et journaliste pour Sport Auto.

Passage à une chaîne payante

Mais la raison principale selon lui, n’est autre que le passage des retransmissions des GP d’une chaîne gratuite, TF1, à une chaîne payante, Canal +. « Le grand rendez-vous du dimanche après midi c’était le départ du GP en famille et après chacun vaquait à ses occupations. Aujourd’hui plus personne n’en parle à la machine à café », avance Alain Pernot, qui confie que Canal + n’a pas attiré autant de téléspectateurs qu’espéré.

Ce que confirme Vincent Chaudel, expert sport au cabinet Wavestone :

« La F1 n’a plus autant d’audience, forcement quand on passe sur une chaîne payante, ça restreint. C’était aussi une stratégie de la fédération d’améliorer l’audience qualitativement et à l’international pour renforcer leur image de marque. »

Une opposition totale

« Le départ du GP de France correspond aussi au passage d’une période où il y avait des passionnés et des gens qui s’en fichaient, à une période où il y a toujours des passionnés mais aussi des gens totalement anti F1 », ajoute Vincent Chaudel.

Depuis quelques années, les signaux semblent redevenir positifs pour l’attrait de la F1 en France. « Renault est de retour et espère pouvoir jouer le podium dans les deux prochaines années. Surtout nous avons des pilotes qui ont des chances, notamment Esteban Ocon. Il fait partie des espoirs de la filière Mercedes et s’il réussit la même saison que l’année dernière, il pourra viser des podiums », espère Alain Pernot. Pierre Gasly est un autre espoir français, de l’écurie Red Bull cette fois.

Changement de stratégie

« Les bons résultats des pilotes sont fédérateurs. Un pilote qui vise une dixième place ne remplira pas 80.000 personnes. Par contre, un pilote qui vise le podium les remplira », avance Alain Pernot. Les bonnes performances de l’écurie Ferrari, fer de lance de la discipline, y jouent aussi beaucoup.

La fédération internationale automobile a également changé de stratégie en termes de droit TV.

« Ils ont compris que de signer qu’avec des diffuseurs payants n’était pas forcément judicieux. Du coup ils se sont arrangés avec TF1 pour diffuser trois ou quatre GP dans la saison, dont celui de France qui sera le premier », annonce Alain Pernot.

Et si Romain Grojean ne se foire pas au premier virage, la F1 pourrait même espérer retrouver ses lettres de noblesse.

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