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Galtier a-t-il vraiment encore des leviers pour éviter le pire au Losc?

Bordeaux-Lille: Christophe Galtier a-t-il vraiment encore des leviers pour éviter le pire au Losc?

FOOTBALLL’entraîneur du Losc tente de remobiliser son équipe avant-dernière de Ligue 1 à sept journées de la fin. Mais les solutions se font rares…
François Launay

François Launay

L'essentiel

  • L’entraîneur lillois cherche des moyens pour remobiliser son équipe.
  • À sept journées de la fin, le Losc est avant-dernier de Ligue 1 et plus que jamais menacé par la relégation.
  • Samedi à Bordeaux, le coach pourrait se déplacer avec un groupe volontairement restreint.

Il l’assure, quasiment la main sur le cœur. A l'issue de la défaite concédée à domicile dimanche face à Amiens (0-1) dimanche, Christophe Galtier affirme qu’il a « vu des joueurs pleurer » dans le vestiaire. Réalité ou effet de communication, cette scène est censée démontrer que non, les joueurs lillois n’ont pas lâché dans la course au maintien.

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Avant-dernier de Ligue 1 à 7 journées de la fin, le LOSC jouera une nouvelle fois très gros samedi face aux Girondins de Bordeaux. Un déplacement pour lequel l’entraîneur lillois pourrait utiliser les derniers leviers qu’il lui reste pour relancer son équipe. Sauf que ces leviers ne sont pas légion.

Seulement treize joueurs à Bordeaux ?

À l’issue du match face à Amiens, Galtier avait affirmé, en parlant du match de Bordeaux que « s’il faut être treize sur la feuille de match, on sera treize ». Quatre jours plus tard, l’entraîneur lillois était bien plus énigmatique sur ce sujet.

« Je me laisse encore 24 heures pour prendre la décision sur le groupe de joueurs qui va se déplacer sur Bordeaux. On verra bien le nombre. J’ai trois joueurs forfaits [Amadou, Soumaoro, Ponce] mais ce n’est pas parce qu’on a le droit de mettre 18 joueurs sur la feuille de match que j’en mettrai 18. J’ai la liberté de constituer mon groupe comme je l’entends et avec le nombre de joueurs que je souhaite avoir. »

Écarter des joueurs jusqu’à la fin de la saison ?

Clairement, cette solution est exclue par Christophe Galtier qui ne préfère pas insulter l’avenir.

« Ce serait suicidaire d’y aller comme ça. Il y a parfois des moments où on est moins bien, moins performant et on sort du groupe. Mais on peut en quelques jours montrer un autre visage et donner envie au staff de remettre ce joueur-là dans le groupe. Cela ne peut pas être des décisions aussi radicales que ça car les joueurs ont aussi le droit de se rattraper. »

Appeler des jeunes de l’équipe réserve ?

Envoyer des jeunes sans expérience au casse-pipe dans une fin de saison ultra-tendue ? Très peu pour Christophe Galtier qui ne prendra aucun risque à ce niveau-là.

« Depuis le début, on commente la jeunesse et le manque d’expérience du groupe. Alors, imaginez ce qui se passe en dessous. Je n’irai pas chercher encore plus de jeunesse dans cette situation-là. Plus vous vous rapprochez de la fin, plus ça peut être suicidaire d’intégrer des jeunes qui peuvent avoir une pression terrible sur les épaules. »

Remettre Vincent Enyeama dans les buts ?

Opéré du genou l’an passé, écarté du groupe pro depuis le début de saison, Vincent Enyeama est le dernier membre du loft mis en place l’été dernier par Marcelo Bielsa à être resté à Lille. Son expérience pourrait faire du bien au sein du jeune groupe lillois même si le voir sur le terrain samedi à Bordeaux relève de l’utopie.

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« À mes yeux, Vincent n’est pas apte à tenir le poste en Ligue 1 car cela fait bien trop longtemps qu’il n’a pas joué à ce niveau-là. Je sais qu’il est encore handicapé par sa blessure et il y a beaucoup de choses qu’il ne peut pas faire. Est-ce qu’intégrer Vincent au groupe pour amener de l’expérience, du leadership, de l’optimisme ou encore un brin de fraîcheur peut être une idée ? C’est une réflexion que j’ai eue et que j’ai encore. »

Démissionner d’ici la fin de saison ?

Cette solution, qui avait pris corps au vu des déclarations et de la mine abattue du coach après la défaite contre Amiens, n’a pas lieu d’être.

« ll n’y avait pas chez moi l’envie d’abandonner, même si je comprends qu’on ait pu l’interpréter ainsi. Abandonner, baisser les bras ne fait pas partie de mon vocabulaire, de mon état d’esprit », martèle l’entraîneur, sous contrat jusqu’en 2019, qui a assuré qu’il resterait à Lille en cas de maintien. Et même une descente en Ligue 2 ne signifierait pas que le coach quitterait le navire. « Si le club est en Ligue 2, je réfléchirai. C’est une réflexion que j’ai parce que je ne suis pas dans n’importe quel club. »

Faire appel à une aide extérieure ou s’entraîner en dehors de Luchin ?

De toutes les solutions présentées, c’est finalement celle-ci qui semble la plus plausible. « Avec Luis [Campos] et le président [Gérard Lopez], on pense à ces leviers-là », reconnaît sans ambages le coach lillois.